Un tour du monde en Moz’Aïque…

9ème édition d’un festival de musique du monde entier,  accueilli dans les Jardins Suspendus. C’est donc dans un cadre extraordinaire qu’il déploie ses pépites et ses pierres précieuses.  Ici on chante, on danse, ici on rit, on vit, on écarquille les yeux, on s’extasie, on sourit, ici on est bien…

Aujourd’hui je pose les dernières tesselles de cette mosaïque multicolore, des photos des deux derniers jours, artistes parmi d’autres artistes, il y en avait bien plus encore…

MozAïque Musicale

C’était vendredi, le troisième jour, et ce fut encore un beau voyage…

Acte 1, scène 1, une étape à Madagascar dans le monde de Kristel, bassiste super Chat, chat les yeux, chaton les bonds, et ronrons dans les cordes vocales. Et puis… généreux le sourire, le peps, et le bonheur d’être là…  Découverte assurément décoiffante…

« I can’t stand the rain… » et ça tombe bien, puisque ça ne tombe pas, précisément, ou du moins, ça ne tombe plus… Les cieux sont cléments avec les musiciens qui les emplissent de notes et font valser les nuages… Deuxième étape aux Etats Unis, Don Bryant and the Bo-Keys nous mettent la tête en vrac et les jambes en boogie… Pas de photos, du coup, pour cause de flou…

La nuit s’achève au Danemark avec la bande à Thorbjorn Risager. Des gueules et des pointures qui avaient eu l’élégance de réviser leurs leçons de Français appris au lycée. Un joli moment de connivence avant que le rideau ne tombe sur cette troisième journée du festival Moz’Aïque….

 

 

Musique en Moz’Aïque

C’était mercredi, c’était le premier jour, ça sentait l’Italie, le soleil, il y avait dans l’air comme un grain de folie…

Et Vinicio Caposella…

Un peu plus tard dans la soirée, alors que le soleil avait crispé ses orteils aux fins fonds de la terre, et que l’atmosphère s’en était passablement rafraichie, Lalala Napoli est venu nous réchauffer au son de ses accordéons, violon et autre flute…

La soirée fut haute en couleurs, forte en gueules et en caractères… C’était la première, et c’était très bien….

 

 

22h22

22h22

Symétrie de chiffres.

Je tourne en rond dans la maison.

Envie de prendre l’air.

Suis resté enfermée toute la journée, prête à sortir pourtant, mais un peu en carafe, un peu oubliée.

Enfiler les bottes, prendre gants, porte-monnaie, téléphone, et clés, et dévaler la rue jusqu’en bas, jusqu’au passage piéton, jusqu’à la T.junction.

Respirer, apprécier la froidure de la nuit en partie débarrassée du vent.

Se remplir les yeux du bleu de minuit accroché au clocher de l’église du quartier, et puis y laisser entrer les étoiles aussi.

Filer. Descendre les escaliers, traverser la place, rejoindre la grande rue, le carrefour, les feux tricolores.

Je me dirige vers un café, pas celui que je fréquente parfois en journée, celui d’en face. Dehors, des fumeurs, frigorifiés mais vaillants. Je traverse un nuage de monoxyde de carbone avant de m’engouffrer dans une atmosphère feutrée, que seuls quelques bruissements de voix meublent.

Un petit crème dans un fauteuil club, et puis, non loin, la mer. Je sais sa présence, là, juste en face, même si je suis à l’abri, même si des vitres nous séparent.

Départ. Retrouver l’air, les embruns, le bruit des vagues qui se fracassent sur les galets encore secoués par les récentes tempêtes.

Je croise une autre femme, seule elle aussi.

Un groupe de jeunes mecs.

Et puis une autre femme.

Sœurs solitaires dans cette urbanité nocturne. Voilà, c’est ça, on ose, on ne se donne pas des airs, l’air on le prend !

Alors c’est ainsi, l’esprit aéré et la lune en tête, que je reprends le chemin, en sens inverse…

Industrielle, la zone

Elle fume depuis si longtemps,

Qu’elle a les poumons encrassés,

La Zone.

Elle est sale, elle pue,

Mais parfois, en nocturne,

Elle se la joue paillette,

Et brille de tous ses ors,

Les spots se font lampions,

Les phares filent en colliers,

Dorés,

Et l’on dirait New York vu de l’Empire State,

Un tout petit New York, certes,

Mais quand même…