Parure Romance à la Plage

Cette parure n’est que de pixels, elle n’est donc pas portable. Pas de regrets, certains de ses éléments pèsent très lourd. Des pixels volés, ici et là, dans les rues, ou dans les bâtiments, voire sur la mer, parce que l’eau, ici, ça nous tient.

À l’occasion du 500è anniversaire du Havre, j’ai créé une parure pour un diner romantique à la plage. Collier, boucles d’oreilles et bague, dont j’ai chipé quasi tous les éléments au Havre.

Pour cela, j’ai extrait 6 éléments de 6 photos. Chacun des éléments a ensuite été taillé, façonné, et certaines couleurs ont été travaillées. Alors j’ai procédé à leur assemblage.

Photo A : Jeux de la plage, un arc pour se suspendre, renversé pour être à son tour suspendu au cou d’une belle f/ville (élément 1).

Photo B : C’était un soir à la plage, et le soleil au coucher avait embrasé l’eau et l’écume. Élément 2 : C’est dans cette écume rougie sous les coups du soleil que j’ai taillé et façonné les perles rouges du collier, de la bague, et des boucles d’oreilles. Découper l’eau, pour mieux l’apprivoiser et la sertir…

Photo C : bassin des docks et un vélo arrimé là. Élément n° 3 : Une chaîne d’amarrage, sur le sol, derrière le vélo, et voilà quelques maillons à polir et réargenter, pour permettre l’articulation des différentes pièces de la parure.

Photo D : Maison de l’Armateur, Le Havre, intérieur avec vue sur le puits de lumière. Élément 4 : Boules de la rambarde pour petites perles gris argent

Photo E : Boiserie d’une chapelle. Élément 5, un morceau de la corniche, découpé, taillé, et argenté, pour des petites pièces ‘métalliques’ agrémentant les trois bijoux, dans des tailles différentes.

Photo F : Des physalis, en toute légèreté, découpées et argentées, suspendues ici et là, élément 6.

Si vous voulez en savoir plus sur les éléments, voici les photos de base en meilleure résolution. Les photos d’où j’extrais mes perles et autres éléments n’ont aucune qualité photographique. Elles étaient dignes de la corbeille pour la plupart sauf qu’elles avaient ce petit élément qui m’intéressait. Je fais donc de la récup’ numérique aussi !

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Bal chez l’Armateur, L.H.

Cette parure n’est que de pixels, elle n’est donc pas portable. Pas de regrets, certains de ses éléments pèsent des tonnes. Des pixels volés, ici et là, dans les rues, ou dans les bâtiments, voire sur la mer, parce que l’eau, ici, ça nous tient.

Puisque Le Havre fête son 500è anniversaire cette année, j’ai imaginé des bijoux pour une soirée mondaine, un bal chez l’Armateur. Et c’est au Havre que j’ai chapardé l’essentiel des éléments nécessaires à leur élaboration…

 

Pour le collier et les boucles d’oreilles, j’ai extrait 6 éléments de 4 photos. Chacun des éléments a ensuite été taillé, façonné, et certaines couleurs ont été travaillées. Alors j’ai procédé à leur assemblage.

Photo A : Maison de l’Armateur, Le Havre, intérieur avec vue sur le puits de lumière.

Élément 1 : c’est la structure même du collier. Le ‘tour de cou’ rigide. J’ai extrait cet élément d’un ensemble ‘corniche + balustrade’ qui courent autour du puits de lumière, à tous les étages.

Élément 2 : ‘boule-perle’ extraite de la rambarde, elle a servi aux petites perles grises près du fermoir, ainsi qu’au fermoir (deux perles superposées) et aux boucles d’oreilles. Ses ‘boules’ ne sont plus visibles sur le collier même, puisque chacune a été sertie d’une perle d’écume.

Élément 3 : un morceau de colonne en ‘épi’ qui a servi à accrocher le fermoir.

Photo B : c’était un soir à la plage, et le soleil au coucher avait embrasé l’eau et l’écume.

Élément 4 : C’est dans cette écume ‘d’or’ que j’ai taillé et façonné les perles du collier et des boucles d’oreilles. Couper et étirer l’eau, pour mieux l’apprivoiser et la sertir…

Photo C : bassin des docks et un vélo arrimé là.

Élément n° 5 : J’ai besoin de maillons pour articuler différentes pièces, notamment après la structure rigide, pour aller jusqu’au fermoir. Derrière le vélo, une grosse chaîne (d’amarrage ?), couchée sur le sol, entre herbe et graviers. C’est dans cette chaine que j’ai taillé les maillons, puis je les ai ‘polis’, ‘blanchis’, pour les rendre utilisables.

Photo D : infidélité mais clin d’œil au Havre. Nous sommes ici à la ‘piscine-musée’ de Roubaix, pour une exposition Degas jumelée avec celle du Havre.

Élément n° 6 : cabochons de céramique sertis entre deux enfilades de perles d’écume, pour le collier et les boucles d’oreilles.

Si vous voulez en savoir plus sur les éléments, voici les photos de base en meilleure résolution. Les photos d’où j’extrais mes perles et autres éléments n’ont aucune qualité photographique. Elles étaient dignes de la corbeille pour la plupart sauf qu’elles avaient ce petit élément qui m’intéressait. Je fais donc de la récup’ numérique aussi !

 

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Orange fusion, suite et faim

Sur la suggestion de Line, je pose ici la recette qui m’a permis, hier, de mettre le sucre en fusion et les fruits en déconfiture….

Confiture d’Oranges Amères

1er jour :

Couper les oranges (avec la peau) en morceaux, + ou – gros selon le goût, et les épépiner. On peut, si on veut, presser une partie des oranges avant d’en couper les zestes. Mettre les morceaux ainsi que le jus récolté dans une cocotte ou une bassine de cuisson. Presser et épépiner les citrons. Ajouter le jus de citron aux oranges. Rassembler les pépins d’oranges et de citrons dans une mousseline (gaze) bien ficelée et la mettre dans la cocotte. Ajouter 4 litres d’eau et laisser macérer 24 heures.

orange-phase-1

 

2ème jour :

Faire bouillir, laisser cuire 1/2 heure après la première ébullition. Juste après, hors du feu, ajouter le sucre (3.5 ou 4 kg).

 

bassine-cuivre-1

 

3ème jour :

Faire bouillir à gros bouillons jusqu’à ce que le sirop soit pris (la goutte s’étire en tombant de la cuillère, ou bien se fige sur une assiette préalablement refroidie au congélateur). Mettre en pot tout en laissant le feu allumé dessous, tout doux.

 

16-pots-a-dispo

Voilà ! 16 extraits de soleil en pots…

D’autres oeufs de Pâques….

C’est bientôt Pâques !

Fête autrefois religieuse, elle est devenue celle du chocolat, chocolat adoré, divin chocolat…. Une autre religion…

Il y a quelques années, j’ai eu envie de diviser la dose de friandise par deux, et de multiplier l’investissement personnel dans cette célébration, sans que la dose d’amour n’en soit affectée…

J’ai décoré le dessus d’une boite à œufs cartonnée. Puis, à l’intérieur, j’ai posé des coquilles d’œufs bien lavées, aux bords bien découpés, dans lesquelles j’ai glissé quelques légumineuses sur un petit nid de coton. J’ai rempli ainsi une alvéole sur deux, dans les autres j’ai glissé des œufs en chocolat enveloppés.

Une pipette sur le coté pour arroser, sous surveillance, et voilà un petit jardin né ! Et une façon de montrer aux petits comment les légumes poussent quand on n’a pas de jardin…

Envie de partager l’idée…..

 

TUTO PAQUES 3 TUTO PAQUES 4 TUTO PAQUES 6

(J’ai mal géré la dernière photo, elle est floue et les chocolats ont, depuis, été mangés, les graines ont fait leur vie aussi…. )

Petite recette pour bien laver son linge sale, en famille ou pas…

Depuis quelques années, je fais mon produit de lessive moi-même avec la cendre du poêle à bois. Cela marche très bien et, si je suis parfois une tache moi-même, cela ne se voit pas sur mes vêtements… 

Dernièrement j’ai fait un tutoriel de la méthode, j’ai envie de la partager avec vous. J’avoue qu’au delà de toute les qualités de cette lessive,  je suis ravie de faire la nique à l’industrie du Soap Opera, et de ne pas la laisser polluer mon environnement outre mesure….

Si la recette vous intéresse, c’est ici …  : 

 

Fabrication de lessive à base de cendre

Il y a de la potasse dans la cendre de bois, et cette potasse a le pouvoir de dissoudre les graisses. Autrefois, la cendre était utilisée dans l’élaboration du savon, et on l’utilisait déjà pour la lessive.

Cette lessive à base de cendre est efficace, écologique, économique, douce avec les textiles,  et, à ma connaissance, antiallergique.

Le matériel :

– de la cendre de bois

– de l’eau

– une bouteille d’eau vide pour faire un gros entonnoir.

– des bidons à large goulot (type bidon d’eau déminéralisée en 5 litres)

– un ou des entonnoir(s) (j’en utilise plusieurs)

– des filtres à café, ou du papier essuie-tout.

– des bouteilles ou petits bidons de lessive vides pour stocker le produit fini.

 

La méthode :

A l’aide d’un entonnoir large ‘maison’ (bouteille d’eau découpée, par exemple), verser de la cendre dans un bidon jusqu’à en remplir 1/5.

 

TUTO LESSIVE 1

Puis remplir le bidon d’eau (donc 4/5 d’eau).

 

Version 2

Secouer pour mélanger.

Laisser macérer pendant au moins 48 heures, en secouant le bidon de temps en temps. On peut laisser plus longtemps, voire beaucoup plus longtemps.

 

Ensuite, filtrer le mélange à l’aide d’un entonnoir équipé d’un filtre à café dont la base et le coté auront été repliés pour plus de solidité.

 

TUTO LESSIVE 3

La filtration prend du temps, puisqu’il faut remplir l’entonnoir régulièrement. C’est pourquoi j’utilise plusieurs entonnoirs, filtres et bouteilles en même temps pour accélérer un peu cette étape.

TUTO LESSIVE 4

Voilà, c’est prêt !

Version 2

 

Utilisation :

Verser 25 cl de cette lessive et un verre à moutarde de vinaigre blanc. Ce dernier assouplit le linge, le désinfecte et évite le tartre dans la machine.

 

Informations supplémentaires :

La couleur du liquide obtenu dépend de l’essence du bois. Le liquide est poisseux.

Pour rincer les bidons à cendre, j’ajoute de l’eau, je secoue bien, et je verse dans mon jardin, cela fait de l’engrais.

Vous trouverez d’autres recettes avec de la cendre, je n’ai testé que celle-ci et elle fonctionne bien.

Cette lessive n’a pas d’odeur, c’est parfois déroutant. On peut y ajouter des huiles essentielles, ce que je ne fais pas, mais dans ce cas il faut vérifier le mode de dilution (à chaud ? à froid ? ). Ou bien, tout simplement, ajouter des huiles essentielles au vinaigre blanc, la dilution se fait plus facilement.

Pour le linge blanc, on peut ajouter une dose de bicarbonate de soude dans la machine.

 

Si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à m’en faire part.

Bonne lessive !

 

La tête dans le bidon…

Version 2

Vraiment bon ce petit vin blanc. Et léger… Du style à faire marcher un tout petit centimètre au-dessus du sol, tête en l’air, esprit entre ‘dégagé’ et ‘embrumé’. Il n’y a que l’esprit pour connaître ces deux états à la fois…

C’est ainsi que je quittais la boutique d’un ami caviste – mais pas que, avec un bidon sous le bras. Plus précisément, raccompagnée par une âme charitable qui portait le bidon dans ses bras. L’âme aussi a des bras, surtout quand elle est charitable.

Un bidon, que dis-je, un fût ! Un fût industriel, vide fort heureusement. J’ai sept jours pour le décorer. Puis il sera mis à l’entrée d’un magasin du quartier, dans le cadre d’un parcours artistique conjuguant fûts à l’extérieur et expos à l’intérieur.

Un bidon dans mon salon. Une belle surface à découvrir, avant de la recouvrir. Mais comment ? Il me faut d’abord apprivoiser la bête, entrer en communication. Je tourne autour, l’interroge du regard, en vain, elle reste muette. Aller dormir paraît la meilleure alternative.

 

BIDON 1

Au réveil, tardif, la gueule est de bois, et l’esprit plus encombré que dégagé, à l’image du salon. J’avais oublié le bidon ! Son bleu électrique éblouit mes yeux encore ensommeillés. Faire un thé. Prendre son temps. Trouver un fil, une invitation…

Je caresse la surface, pianote du bout des doigts – le son est agréable, puis m’enhardis un peu. Crescendo. Ça percusionne dans mon salon. Alors je pars à l’aventure, vers les Tambours du Bronx, et puis les tamtams de l’Afrique …

L’Afrique…. Continent cher à mon cœur, en voilà un fil conducteur… Me reviennent en mémoire les couleurs des sables que j’en ai ramenés, sables foulés au pied, arpentés, collés aux semelles, comme autant de traces pour autant de chemins. Rendre le fût à la Terre, y imprimer ses couleurs, voilà ce que j’aimerais faire….

BIDON 2

 

BIDON 4

Trouver la bonne colle, sélectionner les couleurs. Badigeonner, saupoudrer, laisser sécher, secouer, vernir, recommencer… Fût à plat, un coté à la fois. Des heures à ‘bidonner’, d’abord inquiète sur le timing, mais contente de relever ce défi. Et d’apprendre. Parce que ça, je n’avais jamais fait.

BIDON 5

Une fois le tour entièrement ‘sablé’, je me suis amusée à exploiter les lézardes nées des différentes applications. Veines de bleus et de verts, comme des semis de lapis-lazuli, malachite ou émeraude, inclus dans des filons d’or. Parce qu’elle est belle et qu’elle est riche, la Terre…

Version 2

 

Voilà ! Mon bidon est parti un jour plus tôt que prévu. Je n’étais pas fâchée de mettre un terme à notre vie commune, il avait transformé ma cuisine en champ de bataille, et mes nuits en courts-métrages.

Ravie de cette expérience, l’urgence a du bon parfois, et contente aussi que le fût subisse les épreuves de la pluie et du vent, sans altérations…

Version 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thingamabob : broche en polymère

Parfois je fais des trucs, des bidules, des machins avec mes mains…

Ceci est ma deuxième broche en pâte polymère. Je l’ai faite il y a très longtemps déjà.  La première broche, je l’ai perdue au magasin ‘Le Bon Marché’, à Paris, il y a encore plus longtemps. Si vous l’avez retrouvée, merci de me contacter… :)

J’ai d’abord fait un patron, je veux dire un modèle, pas un boss, vu que c’est moi qui bosse dans ces cas-là.

Puis je me suis amusée. Des rondelles de métal,  des morceaux de chainette, des paillettes, de la nacre, des cabochons de verre et, comme pièce centrale, un cabochon d’hématite.

P1140892

Je ne la mets jamais…. :)

Broche 2