APicADay – Ligne Rouge

Quand le soir s’installe,

le rouge sort et attend la nuit.

En espérant l’apprivoiser

pour, sans scandale,

et comme Stendhal,

s’unir.

Parce que, quand vient le soir,

le Rouge et le Noir

ne s’épousent-ils pas ?

Et ça, c’est le grand Jacques,

et moi je me Brel….

APicADay – Bingo à la carafe et au verre d’eau

Je lui ai dit ‘Allonge-toi là près du verre d’eau et de la carafe pour que je puisse prendre une photo, genre ‘belle composition ». Il l’a fait, ce chat extraordinaire.

En fait, non, il était là, n’avait pas le droit de s’étaler sur la table mais ne s’en privait guère.

Alors j’ai fait le job, clic clac pour garder des preuves de ses méfaits…

Mais c’était quant même un chat extraordinaire, oui !

Bingo – 2002 – 2020

 

APicADay – Tutoyer les nuages

Abbaye de Jumièges

Arpenter les étages supérieurs, côtoyer les toits et tremper ses doigts dans le bleu des cieux, se mettre de la couleur jusque sous les ongles.

Caresser les nuages, doucement, tendrement, barbouiller de la mousse blanche sur le bout de son nez, apprivoiser les cumulonimbus, leur raconter des histoires, et finir par les tutoyer…

Il fait bon se promener à l’Abbaye quand le ciel s’offre ainsi…

APicADay – Meloe proscarabaeus

Il y a quelques minutes, je ne savais pas comment il s’appelait, l’animal.

Alors, comme le bleu de sa carapace me faisait penser à du Lapis Lazuli, je l’ai appelé ainsi.

Enfin, juste Lapis.

Quelques recherches web plus tard, je sais que c’est un Meloe Proscabaraeus.

Un coléoptère, donc…

L’est beau, non ?

APicADay – Un Dimanche chez Satie

Piano d’Erik Satie dans sa maison à Honfleur

Dans la blancheur immaculée du lieu,

le piano, sans musicien pour affleurer les touches,

joue de mémoire les notes d’Erik

des pièces en ordre aléatoire

Gnossiennes et Gymnopedies.

C’est d’une beauté qui touche l’âme

et y peint quelque nostalgie…

 

APicADay – Mais qu’est-ce ?

Dunkerque toujours, le port encore, comme un pole d’attraction

toits de métal

brûlés sous la caresse ardente le soleil,

rouillés sous les pressions des dépressions et des pluies hallebardes

usés par l’étreinte du temps,

enchâssés sur des chaussons béton durs, gris et peu avenants.

Ici l’herbe est sèche, la terre aussi,

ici la vie est dure, quel que soit le bleu du ciel…