Banc d’Haïku

Jardins Suspendus

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Lorsque que le merle vient

Du jaune en guise de bec,

Facile à reconnaître,

Il a les yeux malins,

Le merle du jardin.

 

Il n’a plus peur de moi,

Je n’ai pas peur de lui,

Il ne craint pas les chats,

Ils n’en sont pas ravis.

 

Il becquette et picore

La tambouille maison

Mélange de graines et beurre,

Pour tenir la saison.

 

Ça fait deux ans déjà,

Qu’il habite chez moi,

Enfin juste à coté,

On s’est apprivoisés.

 

Il n’est pas seul, l’oiseau,

Y’a des rouges-gorges aussi,

Des mésanges, des moineaux,

Ça vole et ça pépie

 

Tous les jours je le vois,

Sautiller ça et là,

Y’a des jeux au jardin,

Lorsque le merle vient…

 

Un tour du monde en Moz’Aïque…

9ème édition d’un festival de musique du monde entier,  accueilli dans les Jardins Suspendus. C’est donc dans un cadre extraordinaire qu’il déploie ses pépites et ses pierres précieuses.  Ici on chante, on danse, ici on rit, on vit, on écarquille les yeux, on s’extasie, on sourit, ici on est bien…

Aujourd’hui je pose les dernières tesselles de cette mosaïque multicolore, des photos des deux derniers jours, artistes parmi d’autres artistes, il y en avait bien plus encore…

Musique en Moz’Aïque

C’était mercredi, c’était le premier jour, ça sentait l’Italie, le soleil, il y avait dans l’air comme un grain de folie…

Et Vinicio Caposella…

Un peu plus tard dans la soirée, alors que le soleil avait crispé ses orteils aux fins fonds de la terre, et que l’atmosphère s’en était passablement rafraichie, Lalala Napoli est venu nous réchauffer au son de ses accordéons, violon et autre flute…

La soirée fut haute en couleurs, forte en gueules et en caractères… C’était la première, et c’était très bien….

 

 

Palabres en Noir et Blanc

Je ne sais pas d’où elles viennent, ni pourquoi elles sont là. Peut-être à cause de, ou grâce à, la nouvelle recette gras et graines que je concocte pour les oiseaux du jardin.

Je ne sais pas d’où elles viennent, les pies, je n’en voyais jamais avant, mais ces dernières semaines, elles ont pris leur quartier de printemps dans mon jardin.

Et elles jacassent.

Et elles ont de l’audace.

Ce soir, comme hier, alors que Bingo, Royal de Gouttière noir et blanc, était en délégation dans le pommier, une d’entre elles est venue le narguer, lui chercher querelle, tenter de l’intimider.

Elle se croit supérieure, perchée sur une haute branche. Elle l’invective, le sermonne, lui fatigue les oreilles.

Et les miennes aussi.

Hier il a failli prêter allégeance, dos tout arrondi, museau rose baissé. Il n’était pas prêt à l’attaque, elle a profité de l’effet de surprise.

Ce soir, il en fut autrement.

L’effet surprise n’a pas fonctionné.

Et puis j’ai rappelé à Shah que, si elle avait des ailes, elle n’avait que deux pattes, nous quatre. Et puis nous, on a des dents, elle non. J’ai bien vu que le coaching fonctionnait, Bingo a redressé la tête et la pie s’est envolée.

Non mais !!

Zoizeaux

Le filet avait les boules de ne plus avoir de boule, les zoizeaux avaient tout picoré. Je l’ai donc remplacé, autre boule, autres graines, toujours de la graisse dedans. Alors je me suis demandé de quelle graisse il s’agissait. Cette graisse blanche n’était peut-être pas végétale ? J’ai, avec effroi, imaginé de la graisse de bœuf. Il n’était surement pas naturel de donner de la graisse de bœuf à des zoizeaux probablement végétariens ! Ok, ils mangent des vers de terre, mais dans ‘ver de terre’ il y a ‘terre’. Alors peut-être que ce qu’ils mangent, c’est la terre dans le ver ? Après tout, quand je me sers un verre d’eau, c’est bien l’eau que je bois, pas le verre ? Idem avec la bière ! De toute façon, le verre se voit mais ne se boit pas. Mais revenons à nos moutons, enfin aux zoizeaux.

Me voici partie en quête d’une barquette de margarine, composée de ‘bonnes huiles’, d’une vraie zoizoligarchie. Pas d’huile de palme, non, pas question de remplacer le bœuf par de l’Orang Outan. Et j’ai aussi acheté des graines, graines d’espoir qu’ils les aiment et y reviennent… Margarine et graines en pâtée, étalée dans un bidule à cornichon, aéré et facile à suspendre, voilà une mangeoire rondement menée.

Depuis je vois défiler merles et merlettes, mésanges, moineaux, rouges-gorges… Quand la mangeoire est vide, ils m’y laissent une petite crotte, que je prends pour un présent, même si jusqu’à présent je n’ai pas su quoi en faire. Je la dépose donc, religieusement, dans le jardin, au cas où elle intéresserait les vers de terre…

J’ai cependant racheté des boules toutes prêtes, au cas où certains n’auraient pas aimé ma mixture, ou bien si je suis à la bourre pour remettre de la pâtée maison. Et j’ai vu que la graisse blanche était en fait de ‘l’huile minérale’, autant lire ‘huile de paraffine’, autant lire ‘pétrole’. Comme une autre marée noire, mais blanche…

 

(Elles sont moches, mes photos de zoizeaux. Faut cliquer et suivre les flèches pour les distinguer. Je suis obligée de les prendre à travers la baie vitrée, sinon ils s’enfuient. Alors… : reflets, saleté, distance, flou plus encore que d’ordinaire… Mais quel bonheur toutes ces visites diurnes… )