Samedi 23 avril 2022

La journée a commencé aux couleurs de l’amitié, des mots adressés à une amie très chère dont c’est aujourd’hui l’anniversaire.

L’agitation du monde m’a absorbée ensuite, agitation contrôlée et choisie en forme de sélection de plantes à offrir aux jardins, à m’offrir, et à planter enfin. Dix-huit plants de fraises, de trois variétés différentes, pour échelonner les offrandes aux papilles et diversifier les saveurs. Et de la lavande, des ancolies, des succulentes, de la verveine et plein de plantes aromatiques, il faut offrir à la terre pour que, peut-être, elle offre en retour.

Le ciel s’est assombri, j’ai appris pourquoi plus tard, et brutalement.

Arno et sa voix de rocaille, Arno le ‘dandy déglingué’ vient de tirer sa révérence et de quitter la scène. Son arrivée à un autre étage du monde en a bouleversé le ciel et l’a chagriné, c’est pourquoi il s’est renfrogné et a pleuré sur les jardins.

Moi aussi, j’ai du chagrin.

C’est l’heure de quitter la campagne pour rentrer en ville. Dans la voiture, la radio diffuse un concert de ce belge si – putain putain, européen. Un concert d’Arno, c’est une expérience, sonore, visuelle, émotionnelle, et une communion entre la salle et la scène. J’ai expérimenté une fois, j’en garde de hauts souvenirs.

J’écoute Arno tandis que le cordon de la route défile. Après s’être assombri, le ciel a adopté une légère brume qui blanchit les paysages, posant un voile pale sur le jaune des champs de colza, le vert des prairies, et le brun des terres retournées. Les crêtes des arbres se découpent comme des fantômes sur l’horizon. C’est beau et triste à la fois. J’entonne ‘les filles du bord de mer’, dernière communion avec l’artiste. J’écoute ses exubérances scéniques, ses délires, ses ivresses, il arrive à me faire sourire bien qu’il ne soit plus là.

La ville se rapproche, et la nuit aussi. Alors c’est l’heure bleue qui succède à la blancheur de la brume, tous les tableaux qui défilent sous mes yeux sont teintés de cette couleur.

Arno toujours, à la radio. Les hommages se succèdent, les retransmissions aussi. Et j’absorbe, je prends, me surprends à sourire encore à entendre ses frasques et ses bons mots.

Demain promet d’être une terrible journée.

Soit le pays se plait en gris,

Soit il préfère le noir,

Ces élections du 24 sont une épreuve.

J’ai peur.

Ce soir j’ai déjà eu ma dose de tristesse. Et je prends ma joie en main, je décide de mettre l’avenir de côté et de regarder, au présent, ‘La Panthère des Neiges’.

Tant de Beauté ne peut pas nuire, et elle met du baume au cœur….

Demain sera un autre jour…

 

Lola etc, aussi intitulée ‘les putes’ et ‘Lonesome Gigolo’ dans sa version anglaise

Lola, Etc. Lyrics

Lola c’est pour toi
Que je me lave sous les bras
Y’a c’un truc que je ne ferai pas
C’est l’after-shave et ça même pour toi

Carla ça lui plait pas
Quand j’lui parle pas
Elle me demande chaque fois
Dis-moi, qu’il n’y a que moi

Elga est une diva
Sur divan d’alpaga
Pour elle, la vie sans soie
Sans tralala n’est plus qu’un Sahara

Moi c’est Cinderella
Que je voudrais dans mes bras
Danseuse de java
Douée pour le Kama Sutra

Au bord de la Volga
J’ai rencontré Olga
Mais Olga son dada c’était pas moi
C’était la vodka

Irma a je ne sais quoi
Que les autres n’ont pas
Mais celle-là est déjà au cinéma
D’un autre que moi

Sa lampe adhère dit-il illuminé… 14/…

Après un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Vous trouverez tous les chapitres précédents ici

Photo Florence

Chapitre XIV

Il était grand temps de s’attabler à l’invitation de la curiosité et boire toutes les paroles tout en évitant l’ivresse de l’extraordinaire à surgir comme un diable à ressort ou à l’ennui par la raison même de son propre état de raison que le déraisonnable à se tenir en première ligne.

Tout ce monde de nuit était attentif au conteur qui s’appuya sur la belle tige du Sieur Réverbère qui s’étonna de la douceur des vêtements du petit homme qui semblait un peu gêné d’entreprendre devant l’assemblée constituée une narration toute personnelle…

— Alors ? est pour aujourd’hui ou pour demain ? S’enfla d’impatience Prince Kremaloff.

— «Minute papillon», rétorqua le nain, qui, finalement, s’assit sur le tabouret dont on ne savait toujours pas d’où il venait et il où il devait aller, mais il est certain qu’il avait sa place à ce moment précis.

— Il est grand temps d’en savoir davantage, nom d’une aile en bois, grogna Luciole. Ce qui étonna, interpella, le Réverbère.

— Vous en avez une drôle voix ? dit-il entre le soupçon et l’interrogation.

— C’est que j’ai dû attraper froid, se confessa la Luciole à la voix devenue féminine.

— Étrange, souffla le Prince qui la lorgna d’un drôle d’œil, qu’elle vibra étrangement et se posa sur le bonnet du deuxième nain.

— Vous n’avez jamais eu mal à la gorge, vous ? dit-elle un tantinet énervée.

— Que vous importe…mais si vous voulez tout savoir, ma voix ne change pas aussi radicalement…

— C’est parce que… toute petite…

— …parce que vous avez été toute petite ? ria le Réverbère qui avait retrouvé sa lumineuse humeur.

— Je vous demande un peu de respect, s’aventura à dire le deuxième nain qui reniflait la Grande Perche.

— De quoi je me mêle ? hein ? s’étonna le Prince, d’une telle remarque.

— On se mêle de ce qui nous regarde, confirma le premier nain, la pelle à la main, comme un possible prolongement à attaquer.

— On vous attend, vous, pour nous conter ce que votre soi-disant grand-Oncle aurait eu à faire avec cette histoire qui nous embarque sur une drôle de pente, coupa court Sieur Réverbère.

— Bien ! Tout le monde est installé ?

On voyait pointer le premier jour dans les plis de la nuit qui s’étirait sur les bords d’un l’horizon chrysalide…. que le nain toujours assis sur son tabouret, commença :

— Alors, ce voyageur qui avait l’air d’un vagabond à son accoutrement de prime printemps qui avait passé un hiver délavé par un automne bien trempé de toutes les couleurs, était un journalier des nouvelles de Les Quatre. Les Quatre sont l’assemblage des mondes qui se superposent en parallèle dans les profondeurs diamétrales et spiralées des rêves et cauchemars en perpendiculaires à la réalité où naissent les différentes strates de la conscience elle-même liée par contraste à l’inconscience qui pour faire court est une immense peinture murale qui impriment pêle-mêle les ordres et contradictions dont la décision va émerger à un moment où un autre si ce n’est son pendant l’indécision qui amène comme chacun le sait à une déperdition ultra conceptuelle du vivant et qui ….

— Aux faits ! aux faits !s’impatientait le Prince Russe dont la patience avait pris de cette envergure qui ne laissait pas indifférent les autres spectateurs aussi attentifs que curieux de savoir.

— Il faut un préambule, Monsieur le Prince, pour que vous compreniez bien l’environnement de la chose, rétorqua-t-il avec un sourire entendu. N’est-ce pas mon frère, Her ?

— Tout à fait mon frère, Man.

Et les deux frères nains de ce sourire mutuellement devant les protagonistes ébahis, médusés, étonnés.

— Mais alors cette histoire de voyageur et grand-oncle ? C’est de la poudre de perlimpinpin ? s’étonna le Prince.

(Texte Max-Louis)

Sa lampe adhère dit-il illuminé… 12/…

Photo Florence

Après un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

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Chapitre XII

Le Prince Kremaloff à ce moment-là… toussota. Le silence s’attabla sans blabla tablier damier black-blanc en l’espace d’une fraction de seconde (ne sachant pas bien sûr quelle fraction mise en avant), qu’il eut un frisson dans toutes les attentions, et d’un même élan, de tête ou de corps à demi ou entier, tous ciblaient l’importun, et s’interrogèrent de cet excès de présence en cet instant singulier. Comment ? Quelle audace quand Luciole et Lucane se jaugent aux degrés de leur hauteur de cheffes guerrières à en découdre et montrent, à défaut des dents qui font… défauts, leur pedigree !

Il n’en fallait pas plus ni moins pour que le premier des frères aînés des nains nés des villes, pelle à bout de bras à peine menaçante, dit d’une voix douce et sarcastique :

— Retenez-vous la gorge, mon Prince. Sinon prenez le large et rincez-vous le gosier ailleurs.

Sieur réverbère, se pencha et ajouta pour faire bonne mesure, tout de son feu :

— Voyez-vous, on vous observe Kremaloff, crédiou ! Seriez-vous de trop, vous ne manqueriez pas… n’est-ce pas ?

Et Luciole qui grinçait de ses mini-ailes, clignota vivement (et même des aisselles) :

— Vous devriez Prince vous tenir à distance… et vous tous d’ailleurs… il y a un risque certain que les choses prennent une tournure…

— … je ne dérange pas cette réunion familiale ? interrompit sans vergogne, la Lucane Pan d’Ore.

— Ne soyez pas triviale, trancha Luciole la Lucie, on pourrait très bien vous remettre à votre place comme une vulgaire paire de chaussures qui ne s’attend pas à remise… sur pied…

— Vous avez de l’humour… au pied levé, rétorqua la Lucane, qui cherchait à pincer en vain Luciole.

— Holà ! dit-elle tournoyante comme un siphon mais qui remonterait vers le ciel.

— Vous n’échapperez pas à ce qui est de l’ordre de l’indicible écriture des temps Anciens, gronde la Pan d’Ore qui d’un sifflement strident mit en alerte quelques étranges et bizarres personnages qui sortaient pesamment des entrailles d’une terre sombre.

Quand le Prince, de nouveau… toussota.

— Mais enfin ! éleva la voix du Lampadaire qui voyait que le danger en vue prenait un tournant qui le fébrilisait.

— Désolé, coupa net le Prince Russe, je crois cependant qu’il y a maldonne.

— Comment ça, maldonne… qu’est-ce à dire? interroge le deuxième nain des villes qui se prenait à cette conversation surréaliste.

— Eh bien, si la Lucane d’Ore, alias Pan d’Ore, est bien ce qu’elle prétend être, peut-elle dire, par qui a-t-elle été emprisonnée dans ce lieu ?

(Texte Max-Louis)

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Après un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

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La Lucane d’Ore

 

Chapitre X

Il n’y avait pas à dire, quand l’extraordinaire côtoie l’improbable l’effet d’émotion ne fait pas semblant de se vivre pleinement jusqu’à l’ivresse des profondeurs et Dame Luciole en était émerveillée de ce corps de géant qui brillait. Sa petite nuisette diaphane n’était pas la tenue de nuit appropriée pour ce moment-là, pour cette rencontre de l’inconnu.

La Luciole était de par sa personnalité curieuse et intéressée à tout. Elle avait, par exemple, un temps lointain, servi comme éclaireuse pour une équipe d’anthropologues-spéléologues-paléoanthropologues-archéologues accompagnée d’un seul podologue et nul ne savaient pourquoi. De ses multiples périples celui qu’elle vivait à cet instant la faisait vibrer d’une telle manière que son métabolisme produisait autant de dioxygène qu’un pied éolien possédé de toute sa tête d’empalée que sa génératrice s’étincellerait d’un fort courant d’excitation par un vent fort émoustillé.

Et émoustillée, elle l’était, la Dame Luciole, devant cette personnalité qui lui faisait face, maintenant :

— Alors petite que cherches-tu ? dit d’une voix douce la Lucane d’or, qu’on aurait cru par son envergure qu’elle eut une voix roque, antédiluvienne, ou d’outre-automne marbré d’hiver.

— Vous êtes de quelle contrée ? demanda-t-elle toute timide.

— D’où je viens ? Je ne sais pas… vous venez de me réveiller.

— Vos pinces sont en or ?

— Je ne connais pas ce mot or… et ma carcasse qui me fait souffrir… dit-elle en s’efforçant d’ouvrir ses ailes.

— Et pourquoi elle vous fait souffrir ? interroge Luciole qui virevoltait pour éviter un coup fatal et s’était posée en contre-plongée sur un instrument tambour graminée.

Les nains, le Prince, Sieur Réverbère et tout ce petit monde de grouillance n’avaient plus qu’une seule respiration. Ils écoutaient.

— Pourquoi je souffre ? Parce que je ne devais pas être réveillée avant plusieurs centaines de Lune. Voilà pourquoi je souffre.

— Vous étiez en léthargie ? Tout ce tapage des sexapodées ne vous a pas réveillé ?

— Ils sont mes geôliers… l’onde de leurs instruments me paralysaient. Cependant ils n’ont pas conscience de leurs actions.

— Vos geôliers ? Instruments paralysants ? Conscience ? dit Dame Luciole à mi-voix comme si elle devait réaliser que le pire pouvait se produire.

— Maintenant me voilà libérée d’un enchantement… dit la Lucane en élevant sa voix de trois tons.

— Mais qui êtes-vous ? s’inquiétait Dame Luciole.

— Je suis la Lucane d’Ore, la Magicienne de l’Ombre !

(texte Max-Louis)

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Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Le chapitre I est ici,   le chapitre 2 est ici ,  le chapitre 3 est ici, le chapitre 4 est ici, le 5 est , le 6 ici, le 7 , et voici donc le chapitre VIII

Chapitre VIII

Les bouches bées et les cerveaux perplexes comme des cerceaux qui comprennent soudainement que la gravité a un sens dans leur relation au maintien en lévitation, les braves nains se demandaient si ce n’était pas un tour de cochon du lampadaire avec son air goguenard qui était en train de leurs faire prendre des vessies pour des lanternes et que le Prince Kremalof étonnant dans son comportement à rire à l’éclat de la certitude lumineuse qu’ils étaient les dindons de la farce valait tout l’or du monde d’ici à ceux des Univers présents et à venir et même des métavers.

Quand l’inattendu s’invite avec toute la famille des synonymes de déroutant, étrange, imprévisible, sensationnel, déconcertant, les cœurs des petits hommes pouvaient remballer leurs émotions piquantes comme un hérisson commun pris à la lumière d’un flagrant délit de déguster des grillons dodus de son garde-manger.

Car s’il ne s’agissait pas de hérisson directement qui s’illuminait aux multi yeux de ce quatuor mais bien de nouveaux protagonistes de cette histoire par le jeu de grillons, chenilles, scarabées, cloportes, et autres insectes bizarres aux rythmes chaloupés qui jouaient d’instruments faits de graminées diverses et variées aux sons ensorcelants et divins ouverts aux feux éclatants de lampyris multicolores défiant la Luciole de service déstabilisée provoquant un feu intérieur inconnu et dévastateur.

A ce spectacle les nains refermèrent la plaque de bois vermoulu. Il n’était pas question de prendre « ça » comme un trésor ! Il fallait se raisonner et prendre le parti que tout ce long chemin fait en compagnie d’embûches rigolardes et imprévues ne valait pas un tel désappointement.

— Cela ressemble fort à la compagnie des chats dans le fameux Disney « Les Aristochats », riait le Prince Kremalof les dents à la lumière mais contrariées d’être découvertes.

— Je vous prie de ne pas confondre notre réalité… dissocier mon ami, dissocier… interjecta le plus petit des hommes la pelle sur l’épaule, tout prêt replacer la terre à sa place vermoulue elle aussi à défaut d’être meuble tandis que le bitume échaudé dormait le dos rond rêvassant d’être à nouveau une huile minérale…

— Alors messieurs, comme ça vous allez abandonner un tel « trésor » ! dit le lampadaire qui faisait le gros œil, car pour lui il perdait de sa négociation une part qui lui était due, il ne s’était pas déplacé pour des prunes, tout même.

— Messieurs, messieurs, interpella le Prince revenu à la raison du moment, trouvons un arrangement. N’est-il pas possible que ces phénomènes que nous venons de découvrir ne soient pas un trésor à fructifier ?

(texte Max-Louis)

Meloe proscarabaeus en habit de soirée

Sa lampe adhère dit-il illuminé… 6/…

Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Le chapitre I est ici,   le chapitre 2 est ici ,  le chapitre 3 est ici, le chapitre 4 est ici, le 5 est , et voici donc le chapitre VI

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Chapitre VI

— Voyez-vous ça ? dit le Le Prince à la réception de cet aveu inattendu. Ses beaux yeux bleus gris étincellent comme des brillants à Van Cleef, même qu’on n’est pas loin de la Place Vendôme.

La Luciole s’immobilise. Tourbillonne en trois quarts de tour et crachote des bribes de brindilles devenues des cristaux lumineux qui se plantent sur chacun des nains en tout urbain qui n’y prêtent pas attention.

— Je suis assis sur quoi ? dit le lampadaire pointilleux et clignotant de points d’interrogation.

— Rassurez-vous, Grandissime Rayonnant de Sensibilité dit le nain le plus petit…

— Je me rassure de quoi ? questionne sans attendre le lampadaire qui était à deux doigts de courber son acier de belle facture ciselé entre là et là, vers les intrus gigotants comme un magma de fritures luisantes d’une gêne incommensurable et par le fait non mesurable même à l’échelle de l’embarras.

— Eh ben… ce n’est pas à proprement parlé d’un trésor … mais d’une sorte de trésor …

— Un trésor qui ne serait pas un trésor, pouffa le Prince Kremaloff attentif comme un loup en hiver reniflant une proie facile.

— C’est bien ça… ce n’est pas un trésor au sens… où l’entend en général.

— Eh bien, moi, je n’entends rien à cette histoire de trésor. Je vous somme bien vouloir partir illico presto de mon territoire avant que je ne m’échauffe la cathode voire l’anode !

— Minute ! Monsieur le Phosphorescent, intervient le Prince, il n’est pas dit que ce territoire qui renferme possiblement un trésor vous soit de pleine propriété.

— Que nenni, ce pré-carré est le mien, et je ne vous permets pas de douter de…

— Pas de blabla inutile, persifle le Prince… messieurs les nains, je vous en prie, faites selon votre bon vouloir, et nous jugerons si trésor cela est, vraiment, à nos yeux…

(Texte Max-Louis)

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Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Le chapitre I est ici,   le chapitre 2 est ici  et le chapitre 3 est ici

Voici le quatrième chapitre, écrit par Max-Louis.

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Chapitre IV

Les hostilités ouvertes dans la bonne humeur de ce grand jour par ce début de nuit au caractère trempé entre magnétisme électrique et tradition de bonnes mœurs, qu’une luciole, fine fleur de son territoire, en nuisette d’éclairage vert émeraude fait son apparition telle une star en lever de rideau d’une scène mythique… (voire mystique)…

Le lampadaire s’étonne, le samovar s’émulsionne de toute son eau vive et rêve d’une bouilloire en bel apparat prêt à l’embarquer sur un tapis de thé vert sur un jeté de dés diamantés tandis que le Prince Kremaloff suit des yeux la belle éveillée et s’arme de son lance-sortilèges fabrication maison pour l’emprisonner dans sa gibecière d’insectes nocturne séance tenante pour une future préparation…

— J’aime cette soirée au clair de luciole, verse mélancoliquement, au pied du Lumineux, le Prince un tantinet heureux et l’entourant d’un bras robuste genre gladiateur.

— Vous êtes un détraqué majeur me semble-t-il, s’offusque le radiant nuiteux.

— Détendez-vous. Et si je vous massais le haut du mollet, grand dadais ?

— Ne me touchez pas ! s’exclame le lampadaire outré.

— Cool, la perche Radieuse. Je souhaite un moment de répit dans ma vie de vagabond et une hospitalité d’une nuit même si ce n’est pas la meilleure nuit que j’attendais.

— Adressez-vous à l’Armée du salut, diabolique…

A ce moment-là, une ombre surgit…

(Texte Max-Louis)

Un soir, à Amsterdam

 

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Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Voici le deuxième chapitre, écrit par Max-Louis. Pour lire le chapitre I, le mien, c’est ici :

https://ledessousdesmots.wordpress.com/2021/12/31/sa-lampe-adhere-dit-il-illumine-1/


Chapitre II

Une bouilloire ? Entends-je ? Une odeur de camomille ? Sens-je ? N’est-ce pas que l’on se sustente de mon « jus »* pour réchauffer une substance licite pour m’endormir ou la voie de l’illicite se trace-t-elle à mon insu ? Suis-je au soupçon ou à l’imaginaire ? Le réel me fait constater qu’il est bonne heure, en cette nuit au vingt heures et des poussières, inscrite sur la géante horloge de l’horlogerie que je perçois à mon rayon maximum de vision tout à ma gauche…

Qu’un homme et son barda se sont posés là, à un demi-décamètre de moi, au creux d’une porte cochère de belle conception à la Haussmannienne comme propriétaire des lieux, pourquoi pas, j’en ai vu d’autres, mais qu’il ose se procurer à mon insu de quoi alimenter, par mon noble courant qui a fonction d’éclairer mon modeste territoire des griffes d’une nuit qui attend ce moment le moins inattendu pour commettre ce que la morale réprouve en général, une greluche de bouilloire ou de casserole (une ombre incertaine m’empêche de distinguer) me fait bourdonner la cathode** …

Est-ce un malotru au caractère de chauve-souris qui se nourrit du sang de leurs victimes ou un passager clandestin temporel de la cité voisine qui a échappé au contrôle de l’Intendant Privatif ? Ce n’est pas parce que nous sommes, nous les derniers lampadaires de cette rue déguisée en musée, d’un siècle passé, que je vais me laisser intimider par le premier venu. Aussi, je décide de faire grésiller mon pied à la jonction d’une connexion électrique rien que pour voir sa réaction. Et, elle ne tarde pas.

— Oh ! Le lampadaire !

(Texte Max-Louis)

 

 

Un autre 31 décembre

J’en ai quelques-uns au compteur,

Vu de toutes les couleurs,

Des roses d’enfant qui ne comprend pas

Un nouvel an ? ça veut dire quoi ?

Des bleus d’espoir de vie devant soi

Des gris d’ailleurs loin de chez moi,

Des noirs quand la lumière ne veut pas.

Des beaux,

Des doux,

Des moches…

Aujourd’hui, j’oscille

Entre mauvaise humeur et

Rien

Entre bof et

Peut-être

Entre à quoi bon et

Mais si, mais chouette !

Entre sourire et

Le reste.

 

Puisqu’il ne tient qu’à moi,

Je vais choisir la joie,

La musique,

Les couleurs,

Les mots,

Les rires…

Prise en roulant, pas au volant bien sûr, donc pas nette, mais la route était belle…

… et la photo.

Parce que c’est une photo d’été,

De voyage et de route,

Et la route me manque,

J’espère la retrouver.

Une photo de ciel bleu et de nuages,

De couleurs vives et d’autres tendres,

De pentes douces,

Et de nature…

 

Je n’ai pas effacé tous les traits de crayon, l’est encore brut, Herbert

Et puis…

Clin d’œil sourire,

En ces temps parfois obscurs,

Je vous présente Herbert,

Un petit mignon créé par un BDiste Québécois,

Dont j’ai suivi un tuto cette semaine.

Herbert court, sa lanterne sur la tête,

Il aimerait tant attraper la lumière,

Il est comme ça, il rêve Herbert…

 

Enfin

Les mots sont devenus plats à force d’avoir servi

D’avoir été dits, écrits, lus et entendus

Partout.

Mais leur force est d’être vrais encore

Parce que l’on ne peut souhaiter autre chose,

Alors ils sont à lire tels qu’ils sont envoyés

En toute sincérité.

Je souhaite que votre année qui s’entre-ouvre

Se trouve être la plus

Belle…

 

Hier soir j’avais dix ans

J’avais dix ans quand elle commença à filtrer sous la porte de la chambre de mes frères. Filtrer est un euphémisme pour parler de cette tempête de sons et de mots qui se déversait soudain.

Le temps passa, et j’aimais toujours ce son-là. Je découvrais un autre monde, des textes avec du sens, du sens avec des rêves, un univers en lévitation, une plann’attitude. Et le plaisir de chanter à tue-tête des mots goutés, appréciés, et connus à force d’être entendus.

Hier soir, je suis allée à un concert du groupe ANGE. Un groupe qui a marqué mon adolescence, et que j’avais oublié par la suite. J’avais pris mon billet en mode demi-teinte, en couleur ‘pourquoi pas ?’. Tant d’eau avait coulé sous le pont de mes amours musicales que je n’étais pas sure d’apprécier encore. Munie de mon billet vieux de 18 mois, devenu quasi collector donc, pour ce concert maintes fois repoussé par un fichu virus, je suis retournée dans l’antre de ma jeunesse, et j’ai pris un vrai souffle de bonheur en plein face, une bourrasque de plaisir, un tourbillon de souvenirs, du sourire jusqu’aux oreilles… Aucune nostalgie de cette période, juste de la joie à réentendre cela et à me laisser embarquer…

 

Si vous voulez en écouter un peu…

 

La vie d’chateau

C’était au chateau de Gonfreville, dans les jardins.

La vue sur Seine, et ses usines,

et le Pont de Normandie au loin.

Du fond de cette parcelle, si l’on se penche un peu,

on pourrait presque toucher du doigt

l’autoroute en lacet accrochée à ses pieds…

Ce doit être beau, la nuit, quand l’industrie s’efface en laissant les lumières allumées.

Mais ça pue le jour, quand tout tourne à plein, et que le vent se charge de balader les relents..

 

 

 

 

Je vole du temps

Dans cet automne à l’air d’été,

Et cette rentrée si étrange,

Toute en méfiance masquée,

Je vole du temps

Au tracas,

A la tristesse et aux demains sombres,

Et je m’évade.

Je m’offre des mini-vacances,

Le temps d’un jour,

En ailleurs proches

Ou même chez moi,

Parce que le voyage

C’est parfois, souvent,

Un simple changement de regard.

J’enfile des sandalettes,

Du lin et du coton,

Je prolonge mon été,

Et prends quelques acomptes

Sur le bonheur.

L’autre samedi à Pont L’Évêque,

Celui-ci à Honfleur,

Honfleur. Ville d’eau,

Pas en termes de thermes, non

Mais de lavoirs et d’abreuvoirs

De bassins et de mer,

De fleuve et de rivières

De ponts et d’estuaire.

Joli petit port de carte postale.

Les bâtisses qui, comme des cartes à jouer,

Se dédoublent en reflets,

Une façade sur la terre ferme,

L’autre plongée dans l’eau,

Qui frissonne et tremblote,

Au gré du vent.

Brise ou bise qui joue aussi

De la musique

Dans les mâts et les voiles,

Des bateaux chamarrés

Amarrés aux quais.

Ce samedi,

C’était vacances, donc

Comme une avance sur le bonheur,

Parce que la vie, c’est maintenant,

Et que demain… ?

On verra bien…

 

Si vous voulez écouter la version audio, cliquez ici :

 

 

T.T. Où ?

2 petits jours, c’était prévu.

Jour 1 pour l’opération,

Jour 2 pour surveillance et observation.

C’était

Il y a

Bientôt 4 semaines.

 

Ça ne s’est pas passé ainsi,

Complications,

Complications,

Les complications, c’est compliqué à gérer

Et ça fatigue.

 

Alors mon blog est resté muet.

Après des mois de ‘APicADay’,

Quelques jours de partage en « porte à porte »

A quatre mains,

Silence.

 

Parce que le mot « silence » peut rimer avec

Indifférence

Et négligence,

Et que ces deux mots-là je ne les aime pas,

Aujourd’hui j’explique…

 

Je reviens,

Tout doux,

Les mots en court,

Des photos peut-être,

Mais je reviens,

Je reste pas loin…

 

 

Brèves de clinique

Il a les yeux bleus,

D’un bleu plus beau que son masque

Les cheveux denses,

Poivre et sel,

Et du rire dans les rides,

De la joie dans les pattes d’oie.

En ce moment où tant de choses m’échappent

Même la moitié de son visage,

Je décide que, sous le masque,

mon brancardier est beau.

Ce ressenti-là, je peux le choisir…

 

***

Ici le ciel est jaune pâle,

Le soleil est métallique,

Et électrique.

Même s’il est encore éteint –

Heureusement car je n’ai pas mis mes lunettes

de soleil,

Je peux en imaginer la puissance.

Allongée sur le billard,

Pas de queue, juste les boules,

Deux ailes se déplient,

De chaque côté,

On y étend mes bras,

Me voilà crucifiée.

J’espère que mon Ponce Pilate s’est bien lavé les mains,

« A tout à l’heure », me dit-il.

Je souris,

Et

Plus rien,

La nuit m’a envahie…

 

Elle m’attendait au jardin, à mon retour, la belle odorante…