Je vole du temps

Dans cet automne à l’air d’été,

Et cette rentrée si étrange,

Toute en méfiance masquée,

Je vole du temps

Au tracas,

A la tristesse et aux demains sombres,

Et je m’évade.

Je m’offre des mini-vacances,

Le temps d’un jour,

En ailleurs proches

Ou même chez moi,

Parce que le voyage

C’est parfois, souvent,

Un simple changement de regard.

J’enfile des sandalettes,

Du lin et du coton,

Je prolonge mon été,

Et prends quelques acomptes

Sur le bonheur.

L’autre samedi à Pont L’Évêque,

Celui-ci à Honfleur,

Honfleur. Ville d’eau,

Pas en termes de thermes, non

Mais de lavoirs et d’abreuvoirs

De bassins et de mer,

De fleuve et de rivières

De ponts et d’estuaire.

Joli petit port de carte postale.

Les bâtisses qui, comme des cartes à jouer,

Se dédoublent en reflets,

Une façade sur la terre ferme,

L’autre plongée dans l’eau,

Qui frissonne et tremblote,

Au gré du vent.

Brise ou bise qui joue aussi

De la musique

Dans les mâts et les voiles,

Des bateaux chamarrés

Amarrés aux quais.

Ce samedi,

C’était vacances, donc

Comme une avance sur le bonheur,

Parce que la vie, c’est maintenant,

Et que demain… ?

On verra bien…

 

Si vous voulez écouter la version audio, cliquez ici :

 

 

APicADay – Le Flou, Gemme

Alors parfois on bouge, on fait un pas de coté, et les bateaux, les bassins, les lumières et leurs reflets se mettent à bouger aussi, à vibrer d’un autre éclat. Alors on quitte le port, un peu, pour s’émerveiller devant la vitrine d’un joaillier…

Le flou a du bon parfois  quand il transforme les lumières en gemmes et les navires en colliers…

APicADay – Eau du Lavoir

Lavoir à Honfleur

Aux eaux tranquilles du lavoir, point de Narcisse à la surface, seule la lumière s’y reflète.

Tête appuyée sur un pilier, yeux fermés, on peut entendre encore le clapotis du linge que l’on y rinçait autrefois et les bavardages aux couleurs des nouvelles du village.

Le temps ici s’est arrêté, pour prendre son temps, laisser les mots partir au vent et les draps sécher au passage…

APicADay – Que de Bruit et que d’Eau

Difficile d’entendre la chanson de l’eau à la fontaine de Trévi, tant le brouhaha est intense.  Pourtant, en se concentrant bien, on y parvient, et l’on finit par retrouver les accents d’une Dolce Vita et par entendre aussi les voix de Marcello Mastroianni et d’Anita Ekberg,

Impossible de flâner à Rome sans passer par là, et sans être impressionné par cette impressionnante fontaine aux allures de temple. Alors quand une mouette se pose sur un morceau d’Histoire, entre les tritons et Neptune, indifférente à l’agitation ambiante, Trévi devient très vite source de sourires…

 

APicADay – D’un quai à l’autre

Deux quais et entr’eux deux la Seine.

Derrière moi, un musée, le musée des Bozarts.

Et puis aussi la ville, les immeubles du bord de mer, le port de plaisance, la plage.

Et là, là devant, c’est un autre monde qui s’étend, un monde de quais, de port, de silos et d’usines, c’est l’industrie qui s’étire en estuaire.

Et me fascine.

Jamais je ne me lasse de ces paysages urbains, de métal et de rouille, de hangars et de grues, d’eau et de béton.

Bienvenue là où j’habite. J’habite un port, et ça n’est pas anodin…

(d’ailleurs, c’est écrit là… (cliquez ICI si vous voulez…))

APicADay – Quand les fils s’emmêlent

Quand les fils s’emmêlent,

que la vie s’en mêle

et qu’on ne sait plus par quel bout les prendre,

par quel bout la prendre,

il faut se souvenir que  si l’on a pêché,

et s’il y a des filets,

c’est que, non loin, il y a des pêcheurs,

et forcément un bar, un petit ‘Bistrot du Port’.

Alors il est l’heure d’aller prendre un café, un thé,

pour se réconforter…