IPCC – GIEC par Baba Brinkman

Après avoir participé à la traduction – non officielle mais largement lue et diffusée, de plusieurs rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat), j’ai découvert cette vidéo il y a quelques mois.

IPCC de Baba Brinkman, ou comment dire les choses autrement. Des mots qui frappent, des punchlines, et les images qui soulignent le propos… Peut-être que là, on voit mieux de quoi il ressort, peut-être que là on comprend.

Enfin !

Alors, toujours avec la même équipe, nous avons récemment entrepris la traduction en Français de cette chanson pour vous la proposer en sous-titres, avec l’accord du rappeur Baba Brinkman (qui en plus d’être un rappeur de talent, est un chouette mec). Je vous la propose donc aujourd’hui…

 

Et voici les paroles…

En anglais :

 

You want a new definition of “hard core”?

Check out the intergovernmental climate report

It says the world is getting warmer, unequivocally

And the oceans have increased 30% in acidity

And 90% of the warming trend is oceanic

And concentrated in the arctic – nobody panic

But the level of greenhouse gasses in the air

Is higher now than it’s been in millions of years

We added more than a trillion tonnes of CO2 to the atmosphere

It’s gonna be centuries before some of the gasses clear

I’m dropping science, unvarnished, unbiased

But I don’t blame you if your instinct is to deny it

‘Cause we evolved to prioritize immediate threats

If it bleeds it leads, that’s what the media says

So let the gangster-esque rap music paint a picture

And I’ll hit you with some evidence-based predictions�

Get ready for…

 

Wars, famines, droughts, floods

Hurricanes, heat waves, murders, thugs

Chaos, refugees, stress, disease

Extinction, disaster, I-P-C-C

 

Hollywood summer blockbusters can’t touch this

I get my thrills from the latest reports published

By the Intergovernmental Panel on Climate Change

Formed in 1988 to get the science straight

Now they dropped the fifth assessment and the data’s up to date So allow me to summarize: bad things on the way

Higher emissions, sea level rise, dire predictions

On target for disaster movie-style predicaments

In Copenhagen we set a limit of two degrees

But that’s still enough to disintegrate major ice sheets

Over the course of centuries, or maybe decades

Yeah, some of the details are still up for debate

They fluctuate between certain disaster and likely disaster

Slow and steady or higher and faster

Consensus, it’s the lowest common denominator

Which means it’s probably gonna be way worse

Than the…

 

Wars, famines, droughts, floods

Hurricanes, heat waves, murders, thugs

Chaos, refugees, stress, disease

Extinction, disaster, I-P-C-C

 

So be afraid, be very afraid

But we’re not, despite what the scenarios say

And the effect of talkin’ about it is visible yawning

And occasionally changing our behaviour microscopically

And even those who get it, tend to get it logically

But not viscerally, so we’re navigating myopically

The threat is existential, it’s not environmental

And your individual response is inconsequential

Only coordination of our whole species

Is gonna keep coastal cities from sinking below the deep seas

And when was the last time a solution included all of us?

Geophysics is at the mercy of geopolitics

Climate change communicators, keep it positive

People need to feel like they still have options

And we do have options, either we find a solution

Or we stick with the business-as-usual level pollution �

And get used to the…

 

Wars, famines, droughts, floods

Hurricanes, heat waves, murders, thugs

Chaos, refugees, stress, disease

Extinction, disaster, I-P-C-C

 

Et en Français (si la version diffère légèrement des sous-titres c’est lié au manque de place mais l’essence est la même)

Vous voulez une nouvelle définition de « hardcore » ?

Lisez le rapport intergouvernemental sur le climat

Il dit que le monde se réchauffe, sans équivoque

Et l’acidité des océans a augmenté de 30%.

Et 90 % de la tendance au réchauffement est océanique

Et concentré dans l’Arctique – personne ne panique

Mais le niveau de gaz à effet de serre dans l’air

Est plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis des millions d’années

Plus de mille milliards de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère

Il faudra des siècles avant que certains gaz ne se dispersent.

Je balance ma science, sans filtre, sans préjugés

Mais je ne vous blâme pas si votre instinct vous pousse à la nier

Parce que notre priorité ce sont les risques immédiats

S’il y a du sang ça prime, c’est ce que disent les médias

Alors laissez la musique rap des gangsta vous brosser le tableau

Et je vais vous bombarder de prédictions basées sur des preuves

Préparez-vous aux…

Guerres, famines, sécheresses, inondations

Ouragans, canicules, meurtres, agressions

Chaos, réfugiés, stress, maladies

Extinctions, désastres,

G-I-E-C

Les superproductions hollywoodiennes de l’été sont loin du compte

J’ai des frissons quand je lis les derniers rapports publiés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Créé en 1988 pour faire le point sur la situation scientifique

Aujourd’hui, ils ont publié la cinquième évaluation et les données sont à jour.

Laissez moi résumer, ce n’est vraiment pas bon.

Émissions en augmentation, élévation du niveau des mers, prévisions pessimistes

Des scénarios dignes de films catastrophe

À Copenhague, on a fixé à 2 degrés la limite

Mais ça suffit encore à désintégrer la banquise.

Au cours des siècles, ou peut-être des décennies

Oui, certains détails sont encore à discuter.

Ils fluctuent entre un désastre possible et un désastre assuré.

De façon lente et régulière ou plus aigue et plus rapide

Le consensus, c’est le plus petit dénominateur commun

Ce qui veut dire que ce sera probablement bien pire

Que les…

Guerres, famines, sécheresses, inondations

Ouragans, canicules, meurtres, agressions

Chaos, réfugiés, stress, maladies

Extinctions, désastres,

G-I-E-C

Alors ayez peur, ayez très peur

Mais non, ça ne nous touche pas, malgré ce que disent les scénarios

Et le fait d’en parler génère des bâillements,

Et le changement de comportement reste microscopique.

Et même ceux qui comprennent ne le comprennent qu’en théorie

Mais pas dans leurs tripes, donc nous naviguons à l’aveugle

La menace est existentielle, pas qu’environnementale

Et nos réponses individuelles sont sans incidence.

Seule la coordination de toute l’espèce humaine

Empêchera les villes côtières de sombrer sous les eaux

Et c’était quand la dernière solution qui nous a tous réunis ?

La géophysique est à la merci de la géopolitique

Communiquez sur le changement climatique, mais restez positif

Les gens doivent avoir le sentiment qu’ils ont encore des options

Et nous avons des options, soit nous trouvons une solution

Soit on s’en tient au « bizness as usual » et ses niveaux de pollution

Et on s’habitue aux …

Guerres, famines, sécheresses, inondations

Ouragans, canicules, meurtres, agressions

Chaos, réfugiés, stress, maladies

Extinctions, désastres,

G-I-E-C

Je vous invite à découvrir l’univers de Baba Brinkman en cliquant sur le lien ici . En plus de la chanson IPCC, c’est tout un album sur le changement climatique que vous pourrez découvrir (morceaux qu’il a été invité à proposer lors de la COP 21 à Paris, il y a quelques années). Et vous découvrirez encore bien d’autres morceaux, tous écrits avec talent et maitrise de la langue. 

Bingo, bricoleur du soir

J’étais en train de bricoler

Lui aussi

On le voit bien, il tient la planche qui me sert à enfoncer des clous

Heureusement qu’il est là pour m’aider…

(il a l’air bien concentré, non ? Moi, évidemment, j’ai du m’arrêter, je n’ai pas pris le risque de donner un coup de marteau sur de si jolies petites pattes…  ) 

Pattes de chat et Chat sur tablette de bois, ton sur ton…

 

Au fil de l’eau, de l’onde amère

Dis-moi 10 mots. Cette année, c’était au fil de l’eau que nous invitait le Ministère de la Culture. Un défi d’écriture et 10 mots à caser. Tout ça, c’était il y a longtemps, c’était au temps ‘d’avant’, d’avant que le temps et le reste ne nous échappent et que l’on ait à tout réinventer… 

Cette année, j’ai participé. J’ai envoyé deux textes, un léger (publication précédente), l’autre  beaucoup moins (publié ici). Et j’ai appris hier que ce texte-ci avait été sélectionné et avait obtenu le premier prix de la catégorie adulte  à la bibliothèque de ma ville. 

Les 10 mots à utiliser : aquarelle (nom) à vau-l’eau (adv.) engloutir (v.) fluide (adj.) mangrove (nom) oasis (nom) ondée (nom) plouf (interj.) ruisseler (v.) spitant (adj.)

Et mon 2è texte, celui qui dit mieux je crois  : 

 

Ils cherchaient un endroit pour les accueillir, un morceau de terre comme une oasis, un lieu pour poser le fardeau de leur vie et en faire une chance. Ils ont pris la mer dans des bateaux amochés, trop chargés, ou trop petits, c’est selon… Ils en ont essuyé, des ondées, des orages, des vagues, des déferlements ramenant à la petitesse de l’humain face aux éléments. Leur malheur devenu fluide, liquide, ruisselait de partout. Quand le ciel était noir de nuages, quand la nuit enveloppait les nues, la mer, et les humains, dans un même drap obscur, les seules étoiles visibles étaient celles qui brillaient dans les yeux des enfants, des femmes, et des hommes qui y croyaient encore. Des étoiles en forme de lueurs d’espoir.

Jusqu’à la vague de trop, l’averse de trop, et le moment fatal où tout part à vau-l’eau et où les êtres glissent vers les profondeurs marines qui les engloutissent froidement. Et quand les ‘plouf’, les ‘splash’, les pleurs et les cris finissent par se taire, c’est que le grand drap obscur est devenu linceul.

 

 

À celles et ceux qui ont tenté leur chance mais à qui la chance n’a pas tendu la main…

Au fil de l’eau, de l’onde légère

Dis-moi 10 mots. Cette année, c’était au fil de l’eau que nous invitait le Ministère de la Culture. Un défi d’écriture et 10 mots à caser. Tout ça, c’était il y a longtemps, c’était au temps ‘d’avant’, d’avant que le temps et le reste ne nous échappent et que l’on ait à tout réinventer… 

Cette année, j’ai participé. J’ai envoyé deux textes, un léger (ici proposé), l’autre  beaucoup moins (je le publierai demain). L’un des deux a été sélectionné mais je n’ai jamais su lequel, la remise des prix ayant été annulée pour cause de… eh bien… vous savez de quoi je parle… 

Les 10 mots à utiliser : aquarelle (nom) à vau-l’eau (adv.) engloutir (v.) fluide (adj.) mangrove (nom) oasis (nom) ondée (nom) plouf (interj.) ruisseler (v.) spitant (adj.)

Et ma proposition : 

Comment explorer la mangrove ? L’affaire n’est pas simple, le terrain est hostile, tout de vase et de boue, prêt à engloutir les pieds, les chevilles, voire les genoux. Regagner le radeau semble chose raisonnable, d’autant que le ciel vire au noir et qu’ici l’ondée tourne vite à l’orage. Dimoâ et Dimô, nos spitants personnages, reprennent la route de l’estuaire tout en dansant le jerk. Au moment où ils atteignent leur fragile embarcation, le ciel se déchire et des trombes d’eau s’abattent sur le bateau de fortune. Le fluide céleste ruissèle et lèche les rondins de bois, use les cordes d’assemblage, comme s’il voulait libérer l’ensemble et le rendre à la nature. L’aventure, c’est clair, va à vau-l’eau. Inondés, nos deux explorateurs disparaissent dans un grand ‘plouf’ avant de…

Avant de…?

Eh bien on ne le sait pas vraiment. On dit qu’ils ont rejoint une île au beau milieu de l’estuaire, une île comme une belle oasis, où ils se la coulent douce. Dimoâ, inspiré par toute cette eau, se serait mis à l’aquarelle. Quant à ce que fait Dimô, on n’en sait rien, à son propos l’histoire ne dit mot…

La Mémoire des Embruns

La Mémoire des Embruns, roman de Karen Viggers

17421 km, c’est la distance qui sépare la ville où j’habite de l’Île de Bruny, en Tasmanie. 17421 km que j’ai parcourus régulièrement ces derniers jours, en quatre parties, 39 chapitres, et 570 pages.

Je n’avais pas lu si gros roman depuis un moment, me suis lancée dans la lecture au hasard d’une pioche dans ma bibliothèque, me suis vite demandé si c’était judicieux d’entamer autant de pages en un moment aussi trouble que celui du confinement et de son déconfinement associé, mais le mal était fait, j’avais commencé à lire l’ouvrage. Et quand je commence un livre, soit je le termine, soit je l’abandonne définitivement. Si je l’abandonne, c’est que le livre me barbe, mais c’est rare. Car même s’il me barbe, j’aime bien en être sure sure sure, et je ne le sais qu’en allant jusqu’au bout.

Il n’y avait aucune raison que j’abandonne celui-ci.

Je ne saurais dire si ‘La Mémoire des Embruns’ est un grand ou un bon roman. Je n’ai jamais su estimer cela, ou peut-être ne me le suis-je jamais permis, tant cette notion est subjective. Mais je sais que je m’y suis glissée, jour après jour, timidement au début, et puis avec une impatience grandissant au fil du temps. Si l’intrigue est assez ‘convenue’ et sans grande surprise, le déroulement des événements, la narration, le déploiement des personnages… tout cela embarque au loin.

 

Départ pour la Tasmanie donc, et je ne sais même pas où c’est, enfin pas vraiment. Je sais qu’elle est proche de l’Australie, mais je la situe plutôt au nord de ce pays, alors qu’elle est au sud.

J’ai voyagé.

J’ai voyagé sur cette île triangulaire, ou plutôt cet ensemble d’îles. J’ai voyagé sur les sentiers escarpés, sur les plages, sur les falaises, dans les bourrasques de vent, le vacarme des lames s’écrasant sur les rochers, le clapotis de l’eau calme…

J’ai voyagé plus au sud encore, dans les 50ème hurlants, et puis dans le grand blanc de l’Antarctique, de la banquise, dans le bleu et le rose des glaciers, dans l’hiver austral et sa nuit qui n’en finit pas.

J’ai voyagé dans des tempêtes intérieures, dans les émotions et les sentiments des personnages, plus vrais que nature, forts et fragiles à la fois, intrépides et téméraires, renfrognés et ouverts. Dans La Mémoire des Embruns, il n’y a pas de héros. Chacun porte ses fractures et fait avec ses failles.

L’ensemble fut une belle exploration et une belle traversée. Et un chemin de découvertes, nées de recherches, du désir d’en savoir plus. C’est où ? (la Tasmanie donc, Bruny, Hobart, le Parc National du Freycinet…) C’est comment les puffins ?

Un puffin. Je crois que nous les appelons des Macareux (photo Wikipédia)

Il y a des livres que l’on referme un peu comme on les a ouverts, sans bruit, sans laisser de traces. Et d’autres que l’on peine à quitter, des personnages auxquels on s’attache, alors l’envie de prolonger le plaisir se manifeste.

C’est pourquoi j’ai ici écrit le mien…

Bonne lecture !

Bingo Royal de Gouttière

Ce sont d’abord des cris que j’entends. Miaulements aigus en forme de reproches exprimés d’une voix pointue. Puis apparaissent les triangles. Deux noirs doublés de rose pour les oreilles, un blanc et noir pour la tête, et un minuscule et tout rose pour le museau. Tout autour, des pattes et un petit corps chétif. À l’autre extrémité, une longue queue noire ébouriffée et décorée de toiles d’araignée.

20 juin 2002. Il fait grand soleil dehors, l’été est pour demain. Mais moi j’ai le cœur en hiver et l’obscurité à l’intérieur. Hier, nous avons dit adieu à mon père. Ça fait huit jours qu’il a fait ses bagages pour d’autres rivages, un grand voyage dont il ne reviendra jamais. Mon père, un pilier qui vient de s’effondrer. Et moi avec.

Du coup, cette petite vie qui s’est cachée dans une dépendance de la maison de mes parents, je la cueille comme un cadeau. Mon père aurait adopté ce petit chat, je le sais. Et moi je vais en prendre soin. Je le ramène donc chez moi. Mais chez moi, c’est un appartement, au cinquième étage, sans balcon. Adopter Sieur Chaton, c’est lui donner de l’amour, des soins, à manger, subvenir à ces besoins mais… c’est le priver de liberté. Et l’idée m’est très difficile.

Alors j’en propose l’adoption à un couple d’amis qui a une très grande maison, un grand jardin, une multitude de coussins, des canapés, des lits, et des genoux accueillants, et des mains caressantes. Et surtout, cette maison offre la liberté via une chatière. C’est là qu’il sera nommé Bingo. Et moi je continue à le voir plusieurs fois par semaine.

2003. La canicule puis le crabe ont invité la faucheuse chez ces amis. Entre temps, j’ai déménagé et je suis passée d’un appartement à une maison, avec petit jardin et aussi chatière, coussins, lits, canapés, genoux aussi, bien sur, et mains caressantes. Bingo est donc venu vivre avec moi. Et depuis, j’habite chez lui.

2020. Bingo est là, tout près, tandis que moi j’écris. Le véto avait estimé qu’il était né ‘+ ou – le 5 mai’, il a donc dix-huit ans aujourd’hui. Il fatigue un peu, un peu plus chaque jour. Il y a quelques temps déjà qu’il n’a pas fait le cascadeur dans le pommier. Cela fait dix-huit ans qu’on s’accompagne, qu’on s’aime, et que l’on partage l’essentiel. Ça n’est pas rien, c’est un sacré bout de chemin, et il n’est pas un matin sans que je le remercie d’être là. Encore.

Ah, j’ai oublié de vous dire, c’est un Royal de Gouttière.

18 ans, ça en fait des photos aussi… Difficile de choisir… 

(ps : dès que je retrouve des photos de lui tout petit, je les scanne et les publie).

Bergame 18 04 19 et 20

Le funiculaire déverse son lot d’habitants, d’employés, ou de visiteurs qui se dispersent.

Chacun son chemin, son restau, sa terrasse, son église ou sa petite place, chacun son truc.

Puis les ruelles reviennent à la lenteur et au silence de l’après déjeuner, du temps des siestes.

C’était il y a un an,

C’était après Milan,

C’était Bergame et ses hauteurs.

Ici tout invite à la rêverie ou à la contemplation.

Les points de vue sur la ville basse,

Les façades des maisons,

Les jardins qu’on entrevoit,

Les portes que l’on a envie de pousser,

Que l’on pousse parfois,

Pour découvrir un patio ou un cloitre.

Et puis la vie derrière les volets clos.

La vie, oui.

Les murmures puis les bruits qu’on retrouve sur les places,

Les cris et les rires installés aux terrasses,

Des glaces en plein soleil,

Mille parfums.

Et mille autres douceurs.

La ville inspire, expire, chuchote, s’agite…

Et vit.

Et puis…

Bergame 2020

C’est le silence en ambulance,

Et les ruelles en peine,

Les murs qui suintent le chagrin.

Et les maisons désertées.

Combien de visages croisés hier,

Peuvent aujourd’hui sourire encore ?

Il semblait faire bon vivre à Bergame,

Et puis… une saleté de virus.

Alors j’espère que cette ville se relèvera,

Plus forte et fière,

Plus solide et solidaire…