Stormy night

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Jardin d’Automne

Il continue à flirter avec l’été, et invite les fleurs à s’épanouir encore, comme en hommage au soleil. Je ne sais quand il admettra l’automne, en attendant mon jardin joue l’été en prolongation…

Wisconsin

Bien sur, c’est difficile de tourner la page. Bien sur on s’est attachés, on a quand même passé pas mal de temps ensemble. Trente, trente-cinq ans ? Cinq ou six jours ?

Bill, c’est un petit bonhomme plein de rêve et d’imagination, amoureux de la nature et de ses créatures, le cœur bon, l’âme belle. Bill, écrasé sous la poigne alcoolique et mauvaise d’un être qui a oublié d’être humain. Bill, dont le miroir reflète une mère soumise, faible, et folle en devenir, une femme lettrée, qui accroche ses mots aux branches des arbres, ou les verse dans la rivière claire. Claire, c’est aussi son nom.

Jimmy. Jimmy le grand frère, protecteur, fier, qui veut en découdre pour prendre de la distance, s’auréoler de gloire, et ainsi souligner la couardise de son père.

Le Vietnam où les rêves sont réduits en cendre, et Jimmy s’effondre sous les tirs ennemis ou, pire, devient flamme dans le napalm. Mais il gagne sa liberté, celle de revenir hanter les terres qui lui sont chères, sa campagne du Wisconsin. Et de venir habiter chaque arbre, chaque cerf, chacun des êtres qu’il a aimés. Si John, le père abusif, semble peu affecté de ne plus revoir son fils, il en va différemment pour son petit frère, sa mère, ainsi que Rosemary et Ernie, deux voisins qui se sont pris d’affection pour les deux enfants, et ont toujours tenté de recoudre leurs ailes quand les grands les flétrissaient.

Wisconsin (The Turtle Warrior pour le titre original) est un roman qui sent le cèdre et l’eau vive, la tortue et la mousse, la nature dans ce qu’elle a de plus rude, mais aussi de plus beau. C’est une belle histoire de reconstruction, une décision prise de vivre, vivre ensemble, encore, et de s’aimer toujours…

Alors ça a été dur, oui, de tourner la dernière page…

(Roman de Mary Relindes Ellis, sorti en 2004, 438 pages dans l’édition 10/18, collection domaine étranger)

Une porte, et derrière…? Mystère

Fallait-il la pousser,

La laisser s’entrouvrir,

En franchir le seuil,

Tenter de découvrir,

Ce qu’elle cachait, là,

Derrière ses lattes de bois ?

Aurais-je pu deviner

Ce qui se déroulait

Au-delà des murailles

Quel autre univers,

Grouillait dans ces entrailles,

Vivait derrière ces pierres ?

 

Au cours de la balade,

J’ai trouvé porte close

Et close je l’ai laissée…

En marchant…

Ce soir-là, il y avait des lueurs étranges. C’était comme si le soleil ne savait pas où se reposer, ici, ou là, ou bien comme si le ciel avait invité plusieurs soleils à la fois…

Les villes de bord de mer ont ces lumières particulières qui vous attrapent l’oeil et vous l’écarquillent, Dunkerque ne fait pas exception à la  règle…