Sa lampe adhère dit-il illuminé… 6/…

Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Le chapitre I est ici,   le chapitre 2 est ici ,  le chapitre 3 est ici, le chapitre 4 est ici, le 5 est , et voici donc le chapitre VI

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Chapitre VI

— Voyez-vous ça ? dit le Le Prince à la réception de cet aveu inattendu. Ses beaux yeux bleus gris étincellent comme des brillants à Van Cleef, même qu’on n’est pas loin de la Place Vendôme.

La Luciole s’immobilise. Tourbillonne en trois quarts de tour et crachote des bribes de brindilles devenues des cristaux lumineux qui se plantent sur chacun des nains en tout urbain qui n’y prêtent pas attention.

— Je suis assis sur quoi ? dit le lampadaire pointilleux et clignotant de points d’interrogation.

— Rassurez-vous, Grandissime Rayonnant de Sensibilité dit le nain le plus petit…

— Je me rassure de quoi ? questionne sans attendre le lampadaire qui était à deux doigts de courber son acier de belle facture ciselé entre là et là, vers les intrus gigotants comme un magma de fritures luisantes d’une gêne incommensurable et par le fait non mesurable même à l’échelle de l’embarras.

— Eh ben… ce n’est pas à proprement parlé d’un trésor … mais d’une sorte de trésor …

— Un trésor qui ne serait pas un trésor, pouffa le Prince Kremaloff attentif comme un loup en hiver reniflant une proie facile.

— C’est bien ça… ce n’est pas un trésor au sens… où l’entend en général.

— Eh bien, moi, je n’entends rien à cette histoire de trésor. Je vous somme bien vouloir partir illico presto de mon territoire avant que je ne m’échauffe la cathode voire l’anode !

— Minute ! Monsieur le Phosphorescent, intervient le Prince, il n’est pas dit que ce territoire qui renferme possiblement un trésor vous soit de pleine propriété.

— Que nenni, ce pré-carré est le mien, et je ne vous permets pas de douter de…

— Pas de blabla inutile, persifle le Prince… messieurs les nains, je vous en prie, faites selon votre bon vouloir, et nous jugerons si trésor cela est, vraiment, à nos yeux…

(Texte Max-Louis)

Sa lampe adhère dit-il illuminé… 4/…

Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Le chapitre I est ici,   le chapitre 2 est ici  et le chapitre 3 est ici

Voici le quatrième chapitre, écrit par Max-Louis.

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Chapitre IV

Les hostilités ouvertes dans la bonne humeur de ce grand jour par ce début de nuit au caractère trempé entre magnétisme électrique et tradition de bonnes mœurs, qu’une luciole, fine fleur de son territoire, en nuisette d’éclairage vert émeraude fait son apparition telle une star en lever de rideau d’une scène mythique… (voire mystique)…

Le lampadaire s’étonne, le samovar s’émulsionne de toute son eau vive et rêve d’une bouilloire en bel apparat prêt à l’embarquer sur un tapis de thé vert sur un jeté de dés diamantés tandis que le Prince Kremaloff suit des yeux la belle éveillée et s’arme de son lance-sortilèges fabrication maison pour l’emprisonner dans sa gibecière d’insectes nocturne séance tenante pour une future préparation…

— J’aime cette soirée au clair de luciole, verse mélancoliquement, au pied du Lumineux, le Prince un tantinet heureux et l’entourant d’un bras robuste genre gladiateur.

— Vous êtes un détraqué majeur me semble-t-il, s’offusque le radiant nuiteux.

— Détendez-vous. Et si je vous massais le haut du mollet, grand dadais ?

— Ne me touchez pas ! s’exclame le lampadaire outré.

— Cool, la perche Radieuse. Je souhaite un moment de répit dans ma vie de vagabond et une hospitalité d’une nuit même si ce n’est pas la meilleure nuit que j’attendais.

— Adressez-vous à l’Armée du salut, diabolique…

A ce moment-là, une ombre surgit…

(Texte Max-Louis)

Un soir, à Amsterdam

 

Sa lampe adhère dit-il illuminé… 2/…

Après avoir fait un peu de ‘Porte à Porte’, Max-Louis (Iotop) et moi-même sommes repartis dans une aventure à quatre mains en quête de Lumière, sous et avec des lampadaires…

Voici le deuxième chapitre, écrit par Max-Louis. Pour lire le chapitre I, le mien, c’est ici :

https://ledessousdesmots.wordpress.com/2021/12/31/sa-lampe-adhere-dit-il-illumine-1/


Chapitre II

Une bouilloire ? Entends-je ? Une odeur de camomille ? Sens-je ? N’est-ce pas que l’on se sustente de mon « jus »* pour réchauffer une substance licite pour m’endormir ou la voie de l’illicite se trace-t-elle à mon insu ? Suis-je au soupçon ou à l’imaginaire ? Le réel me fait constater qu’il est bonne heure, en cette nuit au vingt heures et des poussières, inscrite sur la géante horloge de l’horlogerie que je perçois à mon rayon maximum de vision tout à ma gauche…

Qu’un homme et son barda se sont posés là, à un demi-décamètre de moi, au creux d’une porte cochère de belle conception à la Haussmannienne comme propriétaire des lieux, pourquoi pas, j’en ai vu d’autres, mais qu’il ose se procurer à mon insu de quoi alimenter, par mon noble courant qui a fonction d’éclairer mon modeste territoire des griffes d’une nuit qui attend ce moment le moins inattendu pour commettre ce que la morale réprouve en général, une greluche de bouilloire ou de casserole (une ombre incertaine m’empêche de distinguer) me fait bourdonner la cathode** …

Est-ce un malotru au caractère de chauve-souris qui se nourrit du sang de leurs victimes ou un passager clandestin temporel de la cité voisine qui a échappé au contrôle de l’Intendant Privatif ? Ce n’est pas parce que nous sommes, nous les derniers lampadaires de cette rue déguisée en musée, d’un siècle passé, que je vais me laisser intimider par le premier venu. Aussi, je décide de faire grésiller mon pied à la jonction d’une connexion électrique rien que pour voir sa réaction. Et, elle ne tarde pas.

— Oh ! Le lampadaire !

(Texte Max-Louis)

 

 

Je vole du temps

Dans cet automne à l’air d’été,

Et cette rentrée si étrange,

Toute en méfiance masquée,

Je vole du temps

Au tracas,

A la tristesse et aux demains sombres,

Et je m’évade.

Je m’offre des mini-vacances,

Le temps d’un jour,

En ailleurs proches

Ou même chez moi,

Parce que le voyage

C’est parfois, souvent,

Un simple changement de regard.

J’enfile des sandalettes,

Du lin et du coton,

Je prolonge mon été,

Et prends quelques acomptes

Sur le bonheur.

L’autre samedi à Pont L’Évêque,

Celui-ci à Honfleur,

Honfleur. Ville d’eau,

Pas en termes de thermes, non

Mais de lavoirs et d’abreuvoirs

De bassins et de mer,

De fleuve et de rivières

De ponts et d’estuaire.

Joli petit port de carte postale.

Les bâtisses qui, comme des cartes à jouer,

Se dédoublent en reflets,

Une façade sur la terre ferme,

L’autre plongée dans l’eau,

Qui frissonne et tremblote,

Au gré du vent.

Brise ou bise qui joue aussi

De la musique

Dans les mâts et les voiles,

Des bateaux chamarrés

Amarrés aux quais.

Ce samedi,

C’était vacances, donc

Comme une avance sur le bonheur,

Parce que la vie, c’est maintenant,

Et que demain… ?

On verra bien…

 

Si vous voulez écouter la version audio, cliquez ici :

 

 

APicADay – Musée again

C’était aujourd’hui la réouverture du MuMa.

Il y avait un monde fou…. enfin, je n’en sais rien, à vrai dire…

je n’y suis pas allée.

Après ces quelques mois de sevrage, les dingues d’art devaient être légion à vouloir revoir ce lieu si plein de beauté et de lumière.

Exposition Philippe de Gobert pour cette réouverture, je vous dirais comment c’est

quand j’irai…

 

APicADay – Une Goutte

Infiniment petite et pourtant grande de mystère.

Une goutte,

Qu’y-a-t-il dans une goutte ?

Et dans une goutte posée sur une feuille ?

Quelle composition chimique ?

Quelle puissance de lumière ?

Quelle invitation au rêve ?

Quel autre univers ?

Il y a, dans celle du centre, comme une forêt de glace

et au milieu deux passages vers un monde intérieur,

pur, froid peut-être, clair et transparent.

Les gouttes de pluie, comme des espaces parallèles,

 sont des invitations aux rêves et aux voyages.

Alors, vu les averses du moment, je devrais surement faire renouveler mon passeport…

 

APicADay – En vitesse

Encore une photo prise dans la voiture, tandis que le paysage défile.

Quelques insectes sur la vitre, mais bientôt les insectes auront quasi disparu

et seront un luxe,

alors ne boudons pas notre plaisir d’en avoir et d’en voir,

encore.

Le ciel semble menaçant, mais il semble seulement.

Il fait les gros yeux, voudrait faire peur aux téméraires du dehors,

mais aucune goutte n’est tombée.

Il a juste étalé des nuages pour cacher le bleu de ses yeux.

 

Je n’aime pas la route, alors toujours je regarde ailleurs…

(sauf si c’est moi qui conduis, bien sur ! ) 

APicADay – Et les bougainvilliers…

Mai fait sa mauvaise tête, pluie en averses et bourrasques de vent,

une miette de soleil pour mériter le nom ‘Printemps’.

J’avais sorti mes sandales et chaussures légères,

je les ai rangées !

Et j’ai ressorti les bottes, bien plus adaptées…

Alors, j’m’en fiche, je pars à Sidi Bou Saïd,

je pars en Tunisie,

je m’en vais arpenter les ruelles blanches,

en pente,

où fleurissent le jasmin

et les bougainvilliers.

Puis je m’arrêterai au Café des Délices

Pour admirer le golfe de Tunis

Vous venez ?

APicADay – Passer sous le Gros-Horloge

Après le brouhaha de la journée, la vie s’éteint un peu tandis que les lumières s’allument.

L’arche du Gros-Horloge offre un cadre aux ruelles dont les pavés sont dorés de néons et de pluie.

La cathédrale au loin éclaire ses tourelles. Ici, ça sent l’averse qui s’éloigne un peu, la pierre mouillée, et la tiédeur du jour passé.

Rouen se déambule bien la nuit…

APicADay – Oeil de Feu

Le musée, c’est beau aussi dehors,

quand on sort,

l’exposition se prolonge parce qu’il y a toujours, toujours,

quelque chose qui attrape

le regard.

Devant le MuMa, il y a un oeil

de béton

monumental, l’oeil

et ce soir-là, l’horizon

enflammé de soleil couchant

y a mis le feu, par réflexion.

Etonnant regard de braise

sur béton…

 

APicADay – Déplacement de regard

Au pastel du ciel et au coton des nuageons répond le vert métallique de la mer

le vent fait claquer les mâts et l’écho répond en cliquetis qui se répètent à l’envie

la lumière argentée purifie l’atmosphère et fait vibrer les couleurs.

Embrasser la ville de la digue, c’est déplacer le regard

et s’imaginer être, le temps d’un temps, debout sur le pont d’un bateau

déjà au large, déjà en partance…

 

 

APicADay – Le Flou, Gemme

Alors parfois on bouge, on fait un pas de coté, et les bateaux, les bassins, les lumières et leurs reflets se mettent à bouger aussi, à vibrer d’un autre éclat. Alors on quitte le port, un peu, pour s’émerveiller devant la vitrine d’un joaillier…

Le flou a du bon parfois  quand il transforme les lumières en gemmes et les navires en colliers…