Elle, par bonheur, et toujours nue

Elle, par bonheur, et toujours nue

Elle, par Bonnard, et toujours nue.

Elle, c’est Marthe, enfin Maria.

Marthe, Maria… 30 ans de vie commune avant que Pierre Bonnard ne découvre, sous la signature de l’acte de mariage, que la femme qu’il peut peindre de mémoire, celle dont il connaît le corps dans les moindres détails, son unique modèle de nue, sa muse, s’appelle Maria Boursin et non Marthe de Meligny ; qu’elle n’est pas une aristocrate née en Italie, mais une femme sans titre née dans le Berry.

Marthe, Maria, leurre des couleurs de la naissance,

Pierre Bonnard, l’amoureux, l’observateur du temps et de ses variations en couleur…

Deux chemins qui se croisent, se rejoignent et n’en feront plus qu’un.

Et un auteur, Guy Goffette, qui peint ce chemin, cet amour, cette histoire, en petites touches de mots qui, mis bout à bout, imprimeront la couleur des phrases. Et toutes ces phrases, harmonieusement assemblées composent un bel ouvrage, comme une toile impressionniste que n’aurait pas reniée Bonnard.

« La couleur est une femme qui se gagne lentement, regard après regard, caresse après caresse. On sait tout de suite que ce sera long, un combat sans cesse recommencé avec la lumière. Et qu’il faudra souvent faire mine de baisser les bras, de quitter le champ et de se retirer dans l’ombre, le silence, la solitude. 

Car il s’agit maintenant de donner des voyelles aux couleurs et que la lumière chante, sur une partition sans fausses notes, pour l’œil qui écoute et se tait. » (p. 73)

« Elle, par bonheur, et toujours nue », de Guy Goffette,

Un livre comme une pépite,

Cent cinquante-et-une pages de bonheur

Pour découvrir ou redécouvrir Bonnard,

Sous la plume libre de l’écrivain.

Libre parce que…

‘La liberté a les plus beaux yeux du monde’, (p. 30)

 

(Merci Dominique pour cette belle découverte)

Picasso et Dora, de Temur Gogia

Artiste Géorgien aux cordes et talents multiples, Temur Gogia inaugure une nouvelle salle du Musée Art&Caux, en cette presque rentrée…

 

Un très bel article sur Temur Gogia par Antoine FISZLEWICZ, pour le salon de l’Association des Arts Plastiques de la Pointe de Caux :

 

Retrouvez Temur Gogia sur son site :

http://www.gogia.sitew.fr/#Accueil_.A

 

Et voici une interview de Temur Gogia à l’occasion d’une exposition du Cercle des Artistes Havrais, en janvier 2017 (à partir de 45:10 jusqu’à 54:40)

Un autre manège… (Ombres, Reflets, et Lumière)

« Je suis ce que je suis,

Mais je ne suis pas ce que je suis »

Je suis…. ? L’ ombre.

*

L’ombre et la lumière jouent

Illusionnent, déforment, augmentent ou rapetissent,

Éloignent, rapprochent, superposent…

Les dimensions s’affolent,

Et les regards se perdent,

Dans un trop plein d’éclat,

Ou un manque d’éclair.

Série Ombres, Reflets, Lumière

Ici quelques ombres nées du soleil inondant un centre équestre

 

D’autres (Ombres, Reflets, et Lumière)

Ici : Fleurs de Papier

Ici : D’ombre et d’Haïku

Ici : Reflet d’Haïku

ici : Self-portraits in Black and Red

Self-portraits in Black and Red (Ombres, Reflets, et Lumière)

« Je suis ce que je suis,

Mais je ne suis pas ce que je suis »

Je suis…. ? L’ ombre.

*

L’ombre et la lumière jouent

Illusionnent, déforment, augmentent ou rapetissent,

Éloignent, rapprochent, superposent…

Les dimensions s’affolent,

Et les regards se perdent,

Dans un trop plein d’éclat,

Ou un manque d’éclair.

*

Série Ombres, Reflets, Lumière

Ici : Auto-portraits sur couette qui sèche de l’autre coté de la vitre,

Et reflets de petit déjeuner

 

 

D’autres (Ombres, Reflets, et Lumière)

Ici : Fleurs de Papier

Ici : D’ombre et d’Haïku

Ici : Reflet d’Haïku

ici : Un autre manège

Chèvremont, Abbey Road

À Chèvremont, la mousse n’est pas celle de la bière,

Mais celle du temps qui passe et s’oublie sur les pierres.

Il y a comme une désertion, un parfum d’abandon,

Comme si l’Abbaye haut perchée n’était pas sur la route de la vie,

Comme si le tic tac de l’horloge s’était arrêté,

Mécanisme à bout de souffle.

Même les cierges et les lumignons se sont fait la malle,

On mettra une pièce quand même,

De quoi payer deux clous pour une ardoise du toit,

Et on priera pour qu’il ne nous tombe pas sur la tête.

Chèvremont, aujourd’hui, rime avec désolation…