APicADay – Faux Soleil

Mais vraie tulipe…

Parfois le ciel, ça veut pas, ça veut vraiment pas.

Alors on trouve d’autres lumières, des pixels de lumière,

Et on se souvient le printemps d’avant,

En espérant le printemps prochain…

A tenter ainsi ma chance, le soleil, peut-être, s’habituera…

Et reviendra !

APicADay – Dans ma Volière

Là où je vis, y’a une volière de la taille d’un jardinet.

Sans murs ni toit, à ciel ouvert,

Des oiseaux en toute liberté,

Le seul être de cette volière,

Qui soit souvent enfermé,

C’est moi !

 

J’aime regarder les oiseaux par la fenêtre, je les nourris,

pour un échange de bons procédés…

 

APicADay – NOrchidéEL

Il y a quelque chose d’indécent, il me semble, dans la fleur de l’orchidée.

Une indécence que j’aime, et qui me fait sourire.

La photo ayant été prise hier, le 23 décembre donc,

c’est elle qui me parait appropriée pour vous souhaiter ce qui vous plait,

ce qui vous fait plaisir à vous,

en ce Noël étrange, si singulier

(et j’aimerais autant qu’il ne devienne pas pluriel, précisément ! )

Ce que la photo ne montre pas,

c’est que des fleurs, il y en a 11, oui onze !

Onze sur la même hampe.

Abondance sur l’orchidée,

Alors je me prends à espérer une abondance d’amour, de bonté, de joie et de lumière

pour éclairer le monde,

le monde entier.

Prenez soin de vous, soyez heureux…

Du marronnier au sapin – édition 2020

Texte d’atelier d’écriture sur le thème ‘Clichés et Poncifs’, publié il y a quelques années, et tout juste remanié.

sujet : Rédigez un article de presse contenant au moins dix (peut-être quinze ?) des vingt-deux « clichés » proposés (voir liste sous le texte)

Ça y est, une fois de plus nous y sommes.

Aux quatre coins de l’Hexagone, mais pas seulement, on chante ‘Il est né le divin enfant’.

Et l’on s’apprête aussi à fêter l’année nouvelle, dès le réveillon de la Saint Sylvestre.

Fêter les Sylvestre après avoir contribué à la déforestation pour déguiser un sapin en arbre à lucioles domestiques, c’est un comble, mais le comble ne connaît pas la crise, lui.

Une légende dit que le 25 décembre, Jésus crie, comme crient les enfants à la naissance.

Enfin il cria, c’était il y a plus de 2000 ans.

Rassurons-nous, cela ne fait pas tant d’années que nous célébrons une naissance dont aucun registre d’Etat Civil ou paroissial ne fait mention. Non. Il n’y a pas si longtemps que Souverains Pontifes et poncifs souverains se pressent à l’occasion sur la Place Saint Pierre de Rome.

La date du 25 décembre fut choisie pour faire la nique à une fête païenne en l’honneur du solstice d’hiver. Le paganisme ne passera pas, na ! Ainsi en décidèrent les hautes autorités qui invitèrent les marabouts et autres druides à revoir leur copie et leur calendrier festif.

Et, petit à petit, le monde christianisé fut invité à passer de la célébration de la nuit la plus longue, et peut-être la plus ardente sous les couettes et duvets, à la célébration de la naissance d’un bambin pur produit de l’immaculée conception. Ce nouveau concept, pavé dans la mare, virage abrupt, finit par s’installer et par remplacer la grivoiserie du Solstice. Mais dans ce hold-up sur calendrier, on se demande à qui profite le crime ?

A l’Eglise catholique, bien sûr ! Car dès lors Jésus a eu le vent en poupe et a pu jouer dans la cour des grands, ses représentants aussi.

Pourtant, quelques siècles plus tard, cette tradition fit grincer des dents une autre religion et le dieu Dollar. Les marchands du temple de la consommation voulurent, eux aussi, leur part de galette, au beurre ou à la frangipane. Alors ils bottèrent en touche et mirent tout en œuvre pour renverser la vapeur en leur faveur.

Ainsi, à la croisée des chemins, un bonhomme tout de rouge et blanc vêtu, aux couleurs d’une célèbre marque de soda, vola bientôt la vedette à l’enfant Jésus, et dès lors les autres enfants devinrent rois. Adieu foi et religion, bonjour foie gras et dindons. Les sourires des enfants furent pris en otage par les requins de la finance qui constituent la partie émergée de l’iceberg de paquets cadeaux.

L’ironie de l’histoire, c’est que le vieillard caracole en tête des personnages associés à Noël, alors que tout le monde sait qu’il n’existe pas. Et, cerise sur le gâteau, ses temples se remplissent de plus en plus le dimanche, tandis que les églises, le même jour, se vident.

Quoi qu’il en soit, la balle est dans le camp des consommateurs. Ils sont attendus au tournant. Selon la ferveur de leur foi et de leur croyance, le monde peut s’enfoncer dans la crise, ou connaître une nouvelle croissance. En cette période tumultueuse, le risque zéro n’existe pas.

Enfin, je ne vous apprends rien, avec la multiplication des médias, les images ont fait le tour du monde.

Une affaire à suivre … l’année prochaine, à la même période !

De Flo G., envoyée spéciale sous le sapin, pour le Grincheux Magasine.

 

Clichés et Poncifs à utiliser

« la cerise sur le gâteau »

« le vent en poupe »

« grincer des dents »

« la cour des grands »

« un pavé dans la mare »

« la croisée des chemins »

« caracoler en tête »

« l’ironie de l’histoire »

« revoir sa copie »

« attendu au tournant »

« ne connaît pas la crise »

« la balle est dans le camp »

« botte en touche »

« la partie émergée de l’iceberg »

« renverser la vapeur »

« les quatre coins de l’Hexagone »

« à qui profite le crime »

« s’enfoncer dans la crise »

« le risque zéro n’existe pas »

« une affaire à suivre »

« ces images ont fait le tour monde »

Finalement, ils y sont tous !

 

APicADay – Pylone Eiffel ou presque…

Quelque part dans le monde il est encore 23 heures et c’est le 20 décembre.

J’habite quelque part dans le monde, pas à l’endroit mentionné ci-dessus mais… qu’importe !

Là où j’habite, il y a des pylônes électriques qui se prétendent parents de la Tour Eiffel,

Je crois bien qu’ils mentent…