APicADay – La tête et le coeur

Naples, Villa Floridiana

On dit que ces deux-là ne font pas bon ménage, que souvent le coeur emmène là où la tête et la raison ne regardent pas, ne veulent pas voir.

Il semble ici que le coeur s’en soit sorti mieux que la tête, il est resté entier, sous le crâne accroché…

Je suis repartie en balade à Naples ce soir, je ne m’en lasse jamais…

APicADay – Musée again

C’était aujourd’hui la réouverture du MuMa.

Il y avait un monde fou…. enfin, je n’en sais rien, à vrai dire…

je n’y suis pas allée.

Après ces quelques mois de sevrage, les dingues d’art devaient être légion à vouloir revoir ce lieu si plein de beauté et de lumière.

Exposition Philippe de Gobert pour cette réouverture, je vous dirais comment c’est

quand j’irai…

 

APicADay – Florence

Florence vue d’en haut, du dome du Duomo. (Photo argentique numérisée)

J’ai, de mon arrivée à Florence, un souvenir très particulier.

J’ai voyagé en train, de nuit,  entre sommeil et rêverie éveillée, et je suis arrivée très tôt le matin… Alors…  Quitter la gare à pied, parce que l’hôtel parait tout près, et découvrir une ville à la beauté renversante qui se réveille à peine. Les volets métalliques des échoppes grincent sous les tours de manivelles qu’on actionne pour les lever, les trottoirs sont lavés à grande eau, le soleil, gourmand, commence à lécher la peau. L’étalage hétéroclite des articles à vendre ici et là écarquille les yeux. La ville est comme un grand orchestre où se mêlent les murmures, et les cris, les cliquetis des grilles et les pétarades de Vespa, de la musique tonique et l’amour en chanson, ici on prie, on parle fort, c’est le bazar, surement que le chef d’orchestre dort encore. Et c’est tant mieux. Effectivement, l’hôtel était assez proche et j’y arrive sans avoir vu le temps passer. Je suis émerveillée à l’idée de ce que j’ai à découvrir, et j’ai le coeur qui chante.

Prendre une douche, se changer, et partir à la conquête de la ville… C’est beau, Florence, au réveil…

 

HaïkuChat

Des Haïkus Chat, parce que c’est comme chat !

 

 

Pour la petite histoire, avant d’arriver à la maison Providence vivait chez un marin-pêcheur qui l’emmenait à la pêche sur son bateau, avant de prendre lui-même une autre embarcation pour une autre rive du monde.

Providence fut donc une mini-navigatrice et il me plait de l’imaginer à l’avant du bateau, figure de proue d’un autre genre…

 

 

APicADay – Bingo à la carafe et au verre d’eau

Je lui ai dit ‘Allonge-toi là près du verre d’eau et de la carafe pour que je puisse prendre une photo, genre ‘belle composition ». Il l’a fait, ce chat extraordinaire.

En fait, non, il était là, n’avait pas le droit de s’étaler sur la table mais ne s’en privait guère.

Alors j’ai fait le job, clic clac pour garder des preuves de ses méfaits…

Mais c’était quant même un chat extraordinaire, oui !

Bingo – 2002 – 2020

 

APicADay – Oeil de Feu

Le musée, c’est beau aussi dehors,

quand on sort,

l’exposition se prolonge parce qu’il y a toujours, toujours,

quelque chose qui attrape

le regard.

Devant le MuMa, il y a un oeil

de béton

monumental, l’oeil

et ce soir-là, l’horizon

enflammé de soleil couchant

y a mis le feu, par réflexion.

Etonnant regard de braise

sur béton…

 

Hey, dis-moi le Chat…

Bingo 2002 – 2020 Royal de Gouttière, inspirateur de mots…

Je voudrais savoir, le Chat…

Où tu vas quand tu pars le soir, dans la nuit glacée,

Délaissant ainsi cheminée, coussins, câlins, canapés…

À quoi occupes-tu ces longues heures d’absence ?

Sur quelles nouvelles toitures te mènent tes errances ?

C’est quoi la froidure et la chaleur pour toi ?

Est-ce qu’elles ne te font ni chaud ni froid ?

*

Dis-moi, le Chat…

D’où sors-tu que c’est moi qui fais l’ondée ?

Celle que tu me reproches, miaulements courroucés.

Je ne fais ni la pluie ni le beau temps, voyons !

Je n’ai pas le pouvoir d’orchestrer les saisons.

Ça fait quoi, l’eau qui tombe sur tes poils de soie ?

Pourquoi tu passes autant de temps dessous, parfois ?

*

Explique-moi, le Chat …

À quoi tu penses quand, perché sur le muret,

Silhouette sur fond de lune, tête légèrement penchée,

tu zieutes vers le ciel ce que je ne sais voir.

À quelle constellation racontes-tu des histoires ?

Fais-tu la cour aux étoiles du Poisson ?

Ou bien observes-tu le vol d’un papillon ?

*

Raconte-moi, le Chat …

Comment tu fais pour monter tes jouets à l’étage ?

J’aimerais bien voir ta tête, je souris à l’image.

Est-ce que ton esprit prête vie aux souris toc,

Que chaque nuit, dans la salle de bain, tu emportes ?

Dans quelles batailles furieuses retournes-tu les tapis ?

Es-tu toujours vainqueur de ces luttes sans merci ?

*

Avoue-moi, le Chat …

Comment tu me perçois, moi, soucieuse de ta liberté,

Que tu observes parfois, à travers la surface vitrée,

Moi enfermée, et toi dehors, libre et léger comme l’air

Suis-je comme un poisson dans un bocal en verre ?

Une drôle de bestiole aux gestes étonnants ?

Allez, dis-moi, suis-je un spectacle réjouissant ?

*

J’aimerais comprendre, le Chat…

Ce que je suis pour toi.

Je ne suis pas ton ‘maître’, non,

Les chats n’en ont pas,

Suis-je un animal utile,

Auquel tu tiens compagnie ?

Ou bien suis-je ton tendre chaton ?

*

Je te vois, le Chat…

Tu me regardes, de tes grands yeux curieux,

Tu me comprends peut-être, ou pas, ou juste un peu.

Mais il est clair que, de toute façon,

Tu ne répondras pas à toutes mes questions,

Parce qu’on le sait, si les chats pouvaient parler…

ils ne parleraient pas !

 

(Pour la version audio, cliquez sur le mot, ici )

 

Ce texte a été initialement publié en 2014, et très légèrement modifié aujourd’hui. J’ai eu envie de le republier en hommage à ce cher chat qui a fait un joli bout de chemin avec moi. 18 ans, c’est pas rien…) 

La Bise

Elle était de toutes les fêtes,

En famille, entre amis.

Dans les bars,

les guinguettes

les discothèques,

Elle était au boulot aussi.

Alors comment vivre sans elle… ?

Elle était partout,

Et puis, elle est partie…

Nul ne le sait où,

Depuis des jours,

des semaines,

des mois,

plus d’un an déjà…

Est-ce qu’elle reviendra ?

On n’en sait rien,

Tout dépendra de la conjoncture.

Pourtant c’est notre culture !

Comment faire sans elle ?

Il semble que les voisins y parviennent,

Les gens des autres terres,

Et des pays lointains.

Certains mêmes nous taquinent

Pour ce trait très particulier,

Qu’on échange sans façon,

En toute intimité,

Par deux, par trois, par quatre,

En commençant par la joue gauche ou bien la droite.

De l’eau au moulin des Anglais,

Qui pouffent déjà de nos baguettes, bérets, bidets,

Un ‘b’ de plus, qu’on se le dise,

Et c’est le ‘b’ du mot Bise !

Mais nous ?

Nous, on l’a toujours connue,

On ne sait pas quand elle est apparue,

Dans des temps immémoriaux, c’est sûr.

Jean de la Fontaine la mentionne déjà,

Dans une de ses fables illustres,

Intitulée « La Cigale et la Fourmi. »

Quand il écrit :

« La Cigale ayant chanté tout l’été,

Se trouva fort dépourvue,

Quand la bise fut venue. »

Il parle bien de notre bise !

Et si d’aucuns prétendent qu’il s’agit d’autre chose,

Laissez-les mouliner leurs paroles dans le vent.

On sait bien, nous, qu’il parle de la petite chose rose,

Qu’on pose ça et là sur les joues des ami(e)s

Des parents, et des collègues aussi.

La bise, première victime du Covid,

Se remettra-t-elle de la crise ?

J’en sais rien,

En attendant, il faut trouver un moyen différent

Pour dire le bon jour,

Autrement…

Namasté !

APicADay – Providence au Jardin

Providence au Jardin

Je gère mal mes cartes mémoire,

Elles sont pleines d’elle,

Puisque j’ai passé mon soir

à trier les photos-prunelle

il me semble naturel

que ce soit elle qui soit

la PicADay du jour.

D’autant qu’elle est ici au jardin,

et non scotchée sur son canapé,

ce qui me permet d’attester

qu’elle a bien 4 pattes,

Et qu’elle n’est pas une chenille de sofa.

J’espère qu’un jour cette petite terrorisée

deviendra un chat-papillon

et qu’elle saura profiter

de ce que la vie a encore à lui donner…

APicADay – Lignes à Musée

Musée André Malraux, aussi appelé MuMa

Ça fait des mois, presqu’une éternité,

que mes pieds n’ont pas foulé le sol de ce musée.

Combien d’expos prévues et qui n’ont pas eu lieu ?

Combien de battements de cils sans beauté absorbée ?

Il me tarde de me remplir à nouveau les yeux,

de me laisser aller à nouveau à rêver

au fil des déambulations,

il me tarde de revoir ce lieu plein de lumière,

de mystères,

et de merveilleux…

 

 

APicADay – Un Dimanche chez Satie

Piano d’Erik Satie dans sa maison à Honfleur

Dans la blancheur immaculée du lieu,

le piano, sans musicien pour affleurer les touches,

joue de mémoire les notes d’Erik

des pièces en ordre aléatoire

Gnossiennes et Gymnopedies.

C’est d’une beauté qui touche l’âme

et y peint quelque nostalgie…

 

APicADay – Graville, l’Abbaye

Nichée à flanc de colline, dans un écrin vert,

elle dégage un mystère auquel je suis sensible.

La nuit, dans son cimetière, se murmurent des légendes,

des histoires de marchands, de notables et d’affaires.

Et puis on peut aussi y entendre les rires

des enfants couchés là,  qui n’ont pas pu grandir,

fauchés beaucoup trop tôt,

partis beaucoup trop vite.

Et pour qui a les yeux suffisamment perçants,

pour déchiffrer la pierre,  érodée par le vent,

soumise par le temps,

se liront les épitaphes et la douceur des mots,

qu’un jour a écrit l’homme aux multiples talents

cet immense écrivain, qu’on appelait Hugo,

Victor de son prénom…

 

(Il y a entre ma ville et Victor Hugo des liens tissés, parfois lâches, parfois serrés, pas toujours tissés de son plein gré, mais il n’empêche… il a laissé ses traces. Si vous voulez découvrir quelques éléments de cette histoire, voici un article écrit il y a quelques années déjà. )

Jean Valjean, la légende

 

APicADay – La Société des Oiseaux

Evidemment, le temps passant

les relations sociales s’estompent,

on garde des distances,

on se protège, dit-on,

et on protège l’autre,

les autres.

A-t-on cessé de vivre de peur de mourir ?

La solitude comme un miroir,

un moyen de savoir si l’on est de bonne compagnie,

au moins pour soi.

Moi, je m’en fiche, je ne suis jamais seule,

je vis avec des oiseaux…