Nowel

Sous

Des forêts

De ruban bolduc

Des bouts de Chine,

D’Inde et du Bengladesh,

Des bruits de chaînes qui tiennent

Des enfants

En esclavage,

Pour des Himalaya

De papier d’emballage,

Made in usines, made in douleur,

Paquets multicolores, plaisirs fugaces,

Jamais assez,

Assemblés sous la menace,

Des enfants rient, d’autres crient,

Suent, souffrent, triment, s’échinent,

Pour un bol de riz, ou une auge de soupe,

Soutien de leur famille,

Quelques yuans, quelques roupies,

Pour vivre, survivre, pour que demain existe

Ils n’ont pas le temps de jouer, qu’importe, ils n’ont pas les moyens

D’acheter ce que

Leurs mains construisent…

Si Jésus et le Père Nowel existent

Leur bienveillance n’est pas assez large,

Pour s’étendre au-delà de l’Occident, Ils oublient leurs autres enfants…

Et pendant ce temps,

Les calendriers de l’Avent,

Avant l’orgie de trucs en toc, Les sapins, les guirlandes,

Les anges en plumes, les étoiles, les boules, moi aussi je les ai,

(Elles ne sont pas brillantes).

Et les soirées paillettes

Allez, faut faire la fête

Puisqu’on nous le dit….

 

nowel

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Gertrud, Berlin.

Quand il se pencha pour embrasser affectueusement le front de sa mère, Anton vit un sourire éclairer son regard. Il en fut heureux, tant il était habitué à la tristesse bleutée qui habitait ses yeux, depuis ce maudit jour d’avril 1945 où son père avait péri sous les bombes. Alors, ses cheveux avaient pris la couleur de la cendre qu’était devenue sa vie de femme. La Mère, elle, était restée debout, digne, courageuse et affectueuse… mais triste. Malmenée par la vie, elle avait vieilli trop vite, et à 55 ans, Gertrud en paraissait dix de plus.

 

– Viendras-tu déjeuner avec moi demain ? Je pourrai faire tes boulettes préférées.

– Hmm, si tu me prends par les sentiments du ventre… ! Je viendrai, oui, avec plaisir. Et puis nous irons manger une pâtisserie si tu veux, ça te fera prendre l’air.

– J’aimerais bien, oui. Je n’ai pas peur quand je sors avec toi.

 

La guerre et les bombardements, et puis l’occupation du territoire, la division, le claquement des bottes, les cris et les pleurs, la peur…Trop de bruits avaient fait sursauter Gertrud, elle en était devenue craintive, et elle ne sortait guère que pour se ravitailler, toujours au plus près.

 

Anton, qui travaillait et vivait dans la zone américaine, venait voir sa mère aussi souvent que possible. Dans la chaleur accablante de ce samedi 12 août, il lui avait apporté des belles fraises, gorgées de sucre et de soleil, que son collègue lui avait données. Gertrud adorait les fraises, elle s’en régalerait.

 

1 Check Point

 

Il avait passé le check-point en espérant ne pas avoir affaire au gros porc alcoolisé qui l’avait pris en grippe et lui cherchait toujours des noises. Tous ces contrôles et ces contraintes, les difficultés régulièrement rencontrées, lui faisaient toujours craindre le pire, l’interdiction d’accès.

 

– Tu porteras ce petit pain chaud à Anna, en descendant ?

Anna, la jeune voisine du premier étage, s’entendait bien avec Gertrud, et toutes deux se rendaient mutuellement service. Jolie, du caractère, elle n’était pas insensible au charme d’Anton mais, bien qu’attiré lui aussi, il gardait ses distances. Enfant d’une Allemagne en dérive, la liberté comme utopie, le rêve accroché à la pointe des cils, il espérait le jour où l’horizon se dessinerait au-dessus des décombres, et où le mot ‘Avenir’ reprendrait tout son sens… Alors, peut-être, il se laisserait aller à aimer…

Gertrud aurait pourtant souhaité les voir se rapprocher, savoir qu’une autre femme aimait Anton, autrement, l’aurait rassurée. Alors elle multipliait les occasions de rencontres. Le petit pain chaud en était une de plus, il n’était pas dupe. Cela le fit sourire.

En partant, il la serra très fort contre lui, elle passa la main dans ses cheveux bruns, ‘Prends soin de toi, mon fils’.

Il déposa le petit pain comme convenu, discuta quelques minutes avec Anna, puis repris sa route vers le check-point.

 

*      *

*

Les boulettes ont refroidi dans l’assiette. Anton ne vint pas en ce dimanche 13 aout 1961. Anton ne vint plus.

Dans la nuit, un mur avait été érigé pour isoler radicalement la partie Est de l’Ouest de la ville, et mettre fin ainsi à la fuite des habitants. Cette nuit-là, Berlin fut encore mutilé.

Anton resta longtemps à proximité du barrage, espérant voir le visage de sa mère, espérant qu’elle aurait osé quitter sa maison et tenter de fuir, pendant que c’était encore possible, bien que très difficile. Espoirs vains, il s’en doutait, Gertrud n’oserait pas…

 

*      *

*

 

2 Brandebourg

 

Après la chute du mur, le 9 novembre 1989, Anton remonta le flux de migrants vers l’Ouest pour retourner à l’appartement de sa mère. Contre toute attente, la maison était toujours debout, mais, comme il le craignait, sa mère n’y était plus.

 

Gertrud

 

Il fit son enquête dans le voisinage, apprit ainsi que Gertrud était partie d’un hiver trop rude, trop froid, trop plein de solitude… Et qu’Anna était morte aussi. Au pied du mur. D’un désir trop plein de Liberté…

 

3 La Liberté ou la Vie

 

 

Carnet de route ‘Berlin’ à suivre… :

C’était comment, Berlin, avant ?  :  ici,

La Tour de Télévision : ici,

Un peu d’architecture : ici,

Prenzlauer Berg en ombres et lumières : ici,

ou encore East Side Gallery : ici,

Palette Berlinoise : ici,

Anastasia, Musée Juif de Berlin : ici,

Poudre de Berlimpinpin : ici,

voire Le Dôme du Reichstag :  ici,

Street Art in Berlin : ici,

ou Nefertiti, Berlin :  

Et Lumières de Berlin :  !

Coup de Blues…

C’est protéiforme,

Mais ça ne ressemble à rien.

Une béance,

Un vide à combler,

Une absence à apprivoiser.

Et un nœud dans les tripes.

Une ligne d’horizon floue,

Une perspective qui s’amenuise,

Le regard qui s’égare faute d’objectif à fixer.

Des odeurs de septembre,

De rentrée,

Le vent qui va tout emporter,

Les feuilles, les rires,

L’insouciance d’un été.

C’est la grisaille qui s’annonce,

Le froid aussi,

Un sentiment d’abandon,

L’enthousiasme en fin de série,

Et l’espoir en putréfaction.

Une solitude de grande ville,

Et la vie qui se barre en vrille,

Dans les heures sombres du soir,

Fracassant la force et l’envie.

Alors la façade se fissure,

Et s’ouvrent les failles.

Attention fragile.

AUTOMAT EDWARD HOPPER 1927(Edward Hopper, Automate, 1927)

© 26 août 2013.

Derrière les murs…

Derrière les murs percés de hautes fenêtres, les couloirs éclairés de lueurs blafardes hurlent à la mort. La nuit et son cortège d’ombres et de fantômes ont envahi l’espace alentour.

Dans les lits métalliques, autour desquels rode l’infatigable peur, des corps décharnés s’agitent, appellent, crient, supplient. La nuit est une horreur, la terre où tout s’agite, où le passé et le présent se piétinent, s’entrechoquent, se heurtent… Quant au futur, c’est un temps qui n’existe pas, et cela ajoute à l’horreur.

C’est l’heure du face à face avec soi-même, le moment de faire des comptes, de soustraire au malheur les rires et les jours heureux, puis d’additionner les regrets, les remords, les non-dits ou les trop-dits. Face à face avec l’autre aussi, que l’on ne connaît pas, ou à peine, toujours très pressé qu’il est… Alors les gestes techniques se couvrent d’un voile d’incompréhension.

Ses corps en souffrance et ses cheveux blanchis dissimulent des vies riches d’expériences, de souvenirs, de connaissances, qui tombent en poussières faute de transmission… Poussières de vies qui seront balayées d’un revers de main, quand on changera les draps demain…

Derrière les murs percés de hautes fenêtres, les couloirs hurlent à la mort. Une voix vient de s’éteindre, et une vie aussi…

 

 

 

Emile et Etoile (sur une photo de Nessim)

emile et étoile

(photo Nessim sur Flickr, à retrouver ici…)

Tu as posé sur moi ton regard noir et blanc,  

Etre… ou n’être pas,

Dans la vie où sont nos marges.

Courir sur les trottoirs pour rattraper le temps,

En col blanc et costard,

Ou bien en faire domaine, y faire son nid le soir,

Heures sombres macadam où tous le monde est gris.

Dans la chaleur précaire d’un amas de cartons,

Dans l’humide et le froid,

Le moite et l’étouffant,

Qu’importe la saison.

Le temps passe, indifférent et sourd,

Pour toi, pour moi, 

Différemment, et en même temps

Solidaire aux compagnons

 

Tu as posé sur moi ton regard noir et blanc,

Et ton indifférence crasse,

Ton déni d’existence, le DELIT d’existence

Un crissement au tableau lisse

De  bienséance,

Poussière sur la manche,

Que l’on souffle et qu’on oublie.

Lumière éteinte à la bougie

Une vie en négatif, image de toi demain

Un « Peut-être »…, un ‘Et si…, 

Horizon potentiel, avenir sans ciel,

Une vie en deux tons et trois dimensions,

Pour un miroir qui fait peur…

Un reflet inquiétant…

Et si ma pauvreté avait don

De contagion… ?

 

Tu as posé sur moi ton regard noir et blanc,

Et pourtant… !

Regarde-moi vraiment, regarde mes couleurs,

Je suis autrement riche de ça,

Je suis riche autrement…

Je tutoie les étoiles,

Je parle aux animaux qui se régalent à ma table.

Et si parfois le soir, c’est au fond de mon verre

Que je plonge chercher les degrés nécessaires

A réchauffer mon cœur, mon corps, ma couenne,

Sache que, lorsqu’une douce vapeur  m’envahit,

Quand belle ivresse m’enlace et me réchauffe,

Je rêve, les yeux ouverts, prunelles écarquillées,

Je rêve à la beauté du monde,

A ses mers et merveilles… J’en perce les mystères…

 

Alors, s’il te plait, défais-toi

De ta condescendance,

Souviens-toi que,

Si toi tu me vois en noir et blanc,

J’habite Moi, un monde tout en couleur.

Dans les poches pas d’argent,

Plein d’or dans le cœur,

Et tous les arcs-en-ciel au fond de mes pupilles… 

 

Merci à Nessim de m’avoir laissé écrire sur sa photo

et d’avoir mêlé quelques uns de ses mots aux miens

Quoi ce matin ? (07 01 2015)

L’as-tu embrassée avant de franchir le seuil de la porte ?

T’es-tu retourné pour la regarder avant de sortir ?

As-tu descendu l’escalier dans un éclat de rire, ou avec une musique dans les oreilles, la blague d’un collègue accrochée sur ta bouche en un joli sourire ? Où bien encore absorbé par un rendez-vous dans l’après midi, un truc enquiquinant, le coiffeur, le dentiste, le toubib… ?

C’était quoi ton avant ? C’était comment ce moment où tu marchais vers la fin sans te douter de rien, sans savoir que la folie viendrait défoncer la porte, et cueillir la fleur de ta vie ?

Il y a des jours comme ça, où l’on met un pied devant l’autre, comme les autres jours, pour aller où l’on doit aller, comme d’autres jours, sans savoir que c’est un aller simple, sans retour.

Il y a des matins où l’on croit avoir rendez-vous avec des kilos de plumes qui chatouillent, en font des tonnes pour faire rire, ou bien font éternuer, et où ce sont finalement des kilos de plomb et d’autres métaux lourds qui crèvent les veines, les artères, les glandes lacrymales, et déchirent le voile de ciel bleu ou gris clair, pour l’emplir de tonnerre et du noir des ténèbres.

 

On aimerait rembobiner l’horreur, le mauvais film, recommencer au ‘juste avant’. On voudrait des embouteillages monstres, des grèves de taxis, de bus, de la RATP, et même de la SNCF et des stations essences aussi… La capitale paralysée le temps de quelques heures, des heures klaxonnantes plutôt qu’hurlantes de sirènes ambulancées. On voudrait qu’exceptionnellement la réunion de la rédaction prenne la forme d’une vidéo conférence… On voudrait tant, et on ne peut pas, le temps ne veut pas faire machine arrière, il coule comme coule votre sang, il file comme il nous file la nausée, et il déroule sa tristesse.

Sinistre rendez-vous que celui de ce mercredi 7 janvier 2015, rendez-vous avec la folie encagoulée, avec deux êtres habillés aux couleurs de la faucheuse et de haine. Nous vous préférions morts de rire… Bye jolies plumes et beaux crayons, bye douces âmes et tendres cœurs, bye Charlie…

Arbre a crayons libres

 

Armes de création massive - copie

La grand-messe

 Ils sont venus, ils sont tous là,

Amassés aux portes du Temple.

Certains sont arrivés très tôt,

Pour être les premiers élus à sacrifier au rituel.

Il fait encore bien frais.

Le soleil se lève à peine,

Et ses rayons montrent assez peu d’ardeur à l’ouvrage.

Serrés, les uns contre les autres, les fidèles se réchauffent.

Tous expriment leurs vœux et leurs quêtes,

Quelques-uns d’une voix forte,

D’autres tout en murmures.

L’ensemble est harmonieux,

Comme si chœur du Temple chantait.

Parfois la fièvre monte.

Et soudain, les grilles …

Les grilles qui se lèvent dans des grincements de soulagement,

Et la clameur explose.

Les vitraux des vitrines s’éclairent de mille feux.

L’hystérie gagne.

Alors la transe commence.

Les portes sont ouvertes, la procession s’engouffre.

Dans cet ensemble oecuménique,

Les fois se marchent parfois un peu sur les pieds et,

Dans la bousculade,

Dame Courtoisie est éjectée.

Les ‘put*n d’bon dieu’, ou les ‘nom de dieu’ fusent.

La communion est parfaite.

Le Temple est prêt pour la célébration.

Des soleils électriques éclairent les rayons.

Des haut-parleurs diffusent des messages hypnotiques, `

Entrecoupés de musique martiale et tonique.

La fête divine peut commencer.

Et tintent les tiroirs-caisses.

C’est le premier jour des soldes,

La date fatidique,

Comme un jour férié ou un jour ferré.

Les pratiquants sont là, pour acheter des Indulgences

Et pouvoir mieux céder à la Tentation.

Ils ont adopté la Devise …

DESCARTES DECREDIT

Pendant ce temps, dans d’autres lieux, nous écoutions encore….

Foule sentimentale :

 

Mais on peut aussi écouter Catherine Inta nous chanter le Consumérisme ici

 

Et pour écouter le talent des mots et la belle voix de Catherine Inta sur le même sujet, c’est ici
 

 

 

Tranches (de vie) napolitaines, 6è jour : Respirer l’art à pleins poumons…

L’Italie, c’est comme un musée à ciel ouvert, comme un Louvre géant qui vous ouvre les portes de l’Histoire, qui vous conte des histoires, vous fait prendre un bon bol d’Art à tout bout de champ et de rue. L’éventail artistique est si large qu’il recouvre toutes les périodes et ventile toutes les formes. De l’Antiquité au XXIè siècle, des peintures pariétales aux temples romains ou aux temples de la Haute Couture, de l’Ecole florentine aux salons du design, il suffit de baguenauder dans les rues et ruelles, en levant le nez en l’air, d’ouvrir grand les yeux, et de se laisser aller à pousser la porte d’une petite église, d’une galerie, ou d’un musée…

Je ne vous parlerai pas des Madones de Bellini ni des colonnes à feuilles d’acanthe de Pompéi, non, d’autres le font mieux que moi, des experts en art, ce que je ne suis pas. D’art, je ne suis qu’amateur, amacœur… J’aimerais plutôt vous dire mon étonnement devant une forme d’art tout à fait contemporaine, et souvent décriée, que j’ai eu le loisir d’observer à Naples en quantité et en fréquence peu banales. Certains hurleront au scandale, au vandalisme, comme d’autres criaient à l’impressionnisme autrefois, et c’était une insulte à l’époque. D’autres s’en amuseront avec bienveillance et curiosité. J’en suis. Y’a-t-il un nouveau Basquiat sous ces dessins-là ?

Sur les murs et portes des palais qui, autrefois, abritaient la noblesse, les soies et l’argenterie, aujourd’hui fleurissent tags et graffitis. Les rideaux de fer des magasins subissent le même sort. Partout se déclinent lettres et dessins, des grandes gueules ou des coups de gueule, on a des choses à dire, et on les dit… Cet art napolitain est trash, il est de son temps, d’un temps de chômage, de corruption, de trop plein de souffrance et de misère.

On aime, ou on n’aime pas, mais ça existe, c’est là, et il faut faire avec, il faut accepter ces nouvelles couleurs posées sur la ville, tenter de les apprivoiser, et de les comprendre. Bienvenue en ville…

Et l’on se souviendra que, en d’autres temps, les romains aussi « taguaient » leurs murs….

TN 6 FRESQUE ROMAINE

 

Vous pouvez écouter la version audio en cliquant ici.

Tranches (de vie) Napolitaines, 2è jour : Avis de recherche.

EX VOTO 1

Partout dans la ville poussent des ex-voto. Sur les façades qui se délavent dans la chaleur humide, mais aussi dans les feuilles vert argenté d’un olivier, sur une place baignée de soleil.

 

EX VOTO 2

 

Et la statuette de la Madone ficelée aux branches ici, des représentations de la Vierge Marie ou de l’enfant Jésus, là. Ou bien encore un Christ en souffrance, ou l’image d’un saint… Et les photos des défunts, le chagrin accroché, donné à voir, donné à lire… Et la peine partagée, l’espoir et la foi côtoient les fleurs en plastique ou en soie, déposées à l’autel de la douleur et du remerciement…

 

EX VOTO 3

Des ex-voto comme des suppliques, des appels à Dieu pour qu’il se rappelle que Naples existe, et que, si le Nord voudrait mettre le Sud à sa botte, Naples arrive toujours à la cheville de l’Italie.

A la magnificence de l’architecture, la décrépitude des murs renvoie un triste écho ; à Naples, la richesse a trouvé protection et refuge dans les églises, et s’étale dans les dégoulinures barococo d’or et d’argent, de pierres et d’étoffes précieuses, dans les chœurs et les nefs… Tandis que le peuple, dehors, s’occupe de la misère, et il s’en occupe bien, dans les ruelles sombres aux pavés disjoints…

 

EX VOTO 4

 

Si certains ont, par le passé, invité Dieu dans cette ville, en lui construisant des ‘h-autel’ de luxe, et si d’autres aiment toujours à lire les traces de la Trinité sous cette chape de plomb bleu azur qui leur sert de ciel, de toute évidence si Dieu est passé par ici, il y a belle lurette qu’il a foutu le camp.

 

Des ex-voto comme des affiches : Wanted = Dieu.

 

EX VOTO 5

 

Vous trouverez la version audio sur l’audioblog d’Arte ici.