Street Art in Berlin

 

 

 

Carnet de route ‘Berlin’ à suivre… :

C’était comment, Berlin, avant ?  :  ici,

La Tour de Télévision : ici,

Un peu d’architecture : ici,

Prenzlauer Berg en ombres et lumières : ici,

Gertrud : ici,

East Side Gallery : ici,

Palette Berlinoise : ici,

Anastasia, Musée Juif de Berlin : ici,

Poudre de Berl’impinpin :  ici,

Le Dôme du Reichstag : ici,

ou Nefertiti, Berlin :  

Et Lumières de Berlin :  !

 

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East Side Gallery, Berlin

Bien sur, on aimerait qu’il y ait moins de monde. Bien sur on aimerait un autre bruit, ou un autre silence. Mais c’est ainsi. L’endroit est populaire, l’avenue large, et les touristes nombreux. Fermer les écoutilles, convoquer Nina Hagen dans ma tête, et faire abstraction de ce qui n’est pas la ville, la vie, le quartier.

Au pied du Pont de l’Oberbaum se déroulent 1300 mètres de mur, restes de la camisole de force qui contraignit une partie de la ville à l’enfermement et à l’isolement. Comme dans un asile psychiatrique où les déments auraient été le personnel, et non les aliénés… Edgar Poe aurait aimé.

1300 mètres sur lesquels des artistes ou des anonymes ont laissé des traces, des empreintes, des rêves ou des cauchemars. 1300 mètres de sentiments exprimés, d’émotions libérées, de mémoire et d’espoir. Des messages, des chiffres, des cris et aussi des soupirs de soulagement. La plus grande galerie à ciel ouvert, touchante, très.

 

 

Il est des lieux que l’on ne traverse pas indemne. Berlin en est un, en particulier dans les traces que l’Histoire y a laissées. Ce mur, que j’ai longtemps cru indémontable, rappelle que si certains espoirs ou rêves exprimé ici ne se sont pas réalisés – la colombe de la Paix s’épuise toujours à voleter ici et là, sans succès., d’autres ont été rendus possibles. Par les Hommes, par la volonté des Hommes, pour les Hommes, et le mur a fini par céder…

 

 

Carnet de route ‘Berlin’ à suivre… :

C’était comment, Berlin, avant ?  :  ici,

La Tour de Télévision : ici,

Un peu d’architecture : ici,

Prenzlauer Berg en ombres et lumières : ici,

Gertrud : ici,

Palette Berlinoise : ici,

Anastasia, Musée Juif de Berlin : ici,

Poudre de Berlimpinpin : ici,

voire Le Dôme du Reichstag :  ici,

Street Art in Berlin : ici,

ou Nefertiti, Berlin :  

Et Lumières de Berlin :  !

Elle n’en fait qu’à sa tête….

 

Tous les jours ou presque, je la convoque, je l’arme comme il se doit, et nous partons en bataille, elle et moi. Il faut admettre que, si elle a, ici ou là, quelques menues compétences, elle est vraiment nulle au combat. J’ai beau lui donner un schéma, une direction, des directives, un plan d’attaque bien tracé, j’ai le sentiment qu’elle agit à sa guise. Et, bien sûr, je n’obtiens pas du tout le résultat escompté. Tant pis pour elle, je tire un trait et je dégomme toute manœuvre mal effectuée. Pas de quartier, il lui faudra recommencer… !

Excès de rigueur ? Non, il en faut pour mener à bien ce combat, cette bataille permanente. Mais je souffre peut-être d’un trop plein de rigidité, comme je souffre de cette dégradation de notre relation. Je sens que parfois se dessine, entre elle et moi, une ligne de rupture et de démarcation. J’aimerais un esprit arabesque, tout en courbes et légèreté, retrouver un peu de souplesse, la lui transmettre, enfin… essayer… J’aimerais l’union, la communion, que nous redevenions complices. Qu’elle cesse de n’en faire qu’à sa tête, et qu’enfin elle m’obéisse… ! …

… ma main droite, quand je dessine…

 

Version 2

 

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Tranches (de vie) napolitaines, 8è et dernier jour : Et le linge aux fenêtres.

Départ dans quelques heures, dernière balade en ville, respirer encore l’air urbain, chaud, devenu familier. Ecouter encore ce tumulte plein de vie, sentir cette effervescence. Malgré tous les avertissements des étrangers mais aussi des Napolitains, je ne me suis pas sentie en insécurité. J’ai arpenté les rues de Naples en toute tranquillité, parce que je ne m’exposais pas trop aux risques. Rien d’important dans mon sac, il n’y avait rien à perdre… Ce matin, c’est un peu différent. J’ai sur moi les billets d’avion, de train, ma carte d’identité et ma carte bancaire… Tout ce qu’il est gênant de perdre au moment de partir. Alors mon sac pèse lourd, j’ai l’impression d’avoir un aéroport et une gare à porter…

Respire !

Respire, et regarde le ciel, bleu et blanc-de-petits-nuages-floconneux, lève la tête, et respire, oui… !

 

UNE RUE, DU LINGE 1

Alors je vois le ciel, zébré de fils de linge tendus entre les bâtisses. Sourire. Parler de l’Italie en termes de linge pendu aux fenêtres, ça fait cliché. C’est un peu comme les trois ‘B’ dont les Anglais ont affublé les Français : Bérets, Baguettes, Bidets. On le sait, en France, que ce sont des clichés. Si on consomme toujours de la baguette, on ne porte guère le béret, et les bidets ont disparu de nos salles de bain, si toutefois ils y sont vraiment entrés… Par contre, dans les hôtels de Naples, il y a des bidets ! Comme quoi… les clichés… ben c’est des clichés justement !

 

TRANCHE LINGE 3

Mais le linge aux fenêtres à Naples, c’est une réalité. Alors le regard s’amuse, c’est coloré, ça claque au vent, c’est beau. Puis il s’étonne de se sentir quelque peu ‘voyeur’ à observer ces ballets d’étoffes sur un rythme éolien…

Pourquoi cette gêne ?

Alors je me souviens que, lorsque j’étais enfant, la pratique était fréquente dans la ville où j’habitais. Et puis sont venues les interdictions, pour nuisances visuelles. Et plus tard les sèche-linge… Aujourd’hui, sur nos balcons, fleurissent les géraniums…

Le linge, c’est un peu de nous, de notre intimité, qui se dévoile au grand vent et au grand jour. C’est la couleur et la forme des sous-vêtements que Râ met en pleine lumière, la qualité des serviettes, les motifs des draps et enveloppes de couettes…. Etendre son linge à la vue de tous, c’est dire de nous des choses que nous avons appris à taire, pudeur et discrétion font la paire, on se cache…. Alors je comprends, oui, cet embarras qui s’invite…

 

TRANCHE LINGE 2

La ville disparaît à mes yeux, laissant la place à la mer et aux îles. Il fait beau quand l’avion atterrit, la température est clémente, une légère brise caresse les cheveux… Un temps à étendre son linge à la fenêtre… Bonjour Paris !

 

TRANCHE NAP LINGE 1

Vous pouvez écouter la version audio de ce texte en cliquant ici

Tranches (de vie) napolitaines, 6è jour : Respirer l’art à pleins poumons…

L’Italie, c’est comme un musée à ciel ouvert, comme un Louvre géant qui vous ouvre les portes de l’Histoire, qui vous conte des histoires, vous fait prendre un bon bol d’Art à tout bout de champ et de rue. L’éventail artistique est si large qu’il recouvre toutes les périodes et ventile toutes les formes. De l’Antiquité au XXIè siècle, des peintures pariétales aux temples romains ou aux temples de la Haute Couture, de l’Ecole florentine aux salons du design, il suffit de baguenauder dans les rues et ruelles, en levant le nez en l’air, d’ouvrir grand les yeux, et de se laisser aller à pousser la porte d’une petite église, d’une galerie, ou d’un musée…

Je ne vous parlerai pas des Madones de Bellini ni des colonnes à feuilles d’acanthe de Pompéi, non, d’autres le font mieux que moi, des experts en art, ce que je ne suis pas. D’art, je ne suis qu’amateur, amacœur… J’aimerais plutôt vous dire mon étonnement devant une forme d’art tout à fait contemporaine, et souvent décriée, que j’ai eu le loisir d’observer à Naples en quantité et en fréquence peu banales. Certains hurleront au scandale, au vandalisme, comme d’autres criaient à l’impressionnisme autrefois, et c’était une insulte à l’époque. D’autres s’en amuseront avec bienveillance et curiosité. J’en suis. Y’a-t-il un nouveau Basquiat sous ces dessins-là ?

Sur les murs et portes des palais qui, autrefois, abritaient la noblesse, les soies et l’argenterie, aujourd’hui fleurissent tags et graffitis. Les rideaux de fer des magasins subissent le même sort. Partout se déclinent lettres et dessins, des grandes gueules ou des coups de gueule, on a des choses à dire, et on les dit… Cet art napolitain est trash, il est de son temps, d’un temps de chômage, de corruption, de trop plein de souffrance et de misère.

On aime, ou on n’aime pas, mais ça existe, c’est là, et il faut faire avec, il faut accepter ces nouvelles couleurs posées sur la ville, tenter de les apprivoiser, et de les comprendre. Bienvenue en ville…

Et l’on se souviendra que, en d’autres temps, les romains aussi « taguaient » leurs murs….

TN 6 FRESQUE ROMAINE

 

Vous pouvez écouter la version audio en cliquant ici.

Petit Crob’Art : Après la pluie, le beau temps…

Après la pluie, le beau temps, toujours ! C’est mathématique, ou météorologique, ou les deux, c’est ainsi et c’est tant mieux ! 

Nuage et pluie en crob'art

Parce que la nature est ainsi faite, parce que toute vie est faite de cycles, parce que la pluie ça ne peut pas durer toujours, sinon ça s’appellerait un déluge, alors repoussent les arbres, les feuilles, les rêves et les idées… Et le tout s’épanouit sous un grand et fort soleil… parce qu’ainsi va la vie… 

météocrob'art !

 

Ils ne sont pas de moi, les dessins posés dans cette rubrique-là.

Ils sont de Thierry B.

Crobards spontanés,

Dessins automatiques,

Je les aime bien,

Et j’ai envie de les partager…

Et parfois ces crobards me racontent une histoire… 

Petit Crob’Art en patchwork…

 

Aujourd’hui c’est mon anniversaire, 

alors j’avais envie de vous offrir, 

ce bouquet de crob’Arts

des zoziaux bizarres, 

des engins aussi, 

et de la couleur… 

***

Ils ne sont pas de moi, les dessins posés dans cette rubrique-là.

Ils sont de Thierry B.

Crobards spontanés,

Dessins automatiques,

Je les aime beaucoup,

Et j’ai envie de les partager…

 

Petit Crob’Art : des cocottes et de drôles d’outils…

Crob'art cocottes roues hélices...

Y’a des cocottes, des roues et des hélices,

de drôles d’engins, des trucs qui coupent, 

des trucs qui piquent… 

***

Ils ne sont pas de moi, les dessins posés dans cette rubrique-là.

Ils sont de Thierry B.

Crobards spontanés,

Dessins automatiques,

Je les aime beaucoup,

Et j’ai envie de les partager…