Des crayons qu’on dégomme

Des crayons qu’on dégomme,

Mine de plomb.

Pour des noms que l’on efface,

Mine de rien.

Des portraits à la sanguine,

Sans dégradé,

Glacis de sang, glaçant,

Ombres portées.

Pour des avis que l’on dessine

Croquis gouachés,

Ce sont des vies qu’on assassine,

Destins gâchés,

C’est un déni de perspectives,

Un à-plat de stupidité,

Au nom de croyances en trompe-l’œil,

Vernis craquelé.

Reste cette toile dénuée de sens,

En couleurs froides,

Teintes saturées et encaustique

Relents caustiques,

Et pas une touche, pas une nuance,

Pas un motif,

Aucun espoir que s’y accroche…

Un repentir.

Armes de création massive - copie

(C’était il y a un mois, c’était hier,

ce sera toujours parce que ça ne s’efface pas…. )

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