Les affres de l’Amour…

Il pleut des cordes,

J’espère qu’elle est rentrée, sinon elle va être trempée.

Je m’inquiète….

Je ne voudrais pas qu’elle attrape froid,

Elle est si fragile, elle ne s’en remettrait pas.

Je tiens tant à elle…

Elle est entrée dans ma vie comme une ombre chinoise, par un bel après midi d’été.

Elle dans la rue, moi à l’intérieur. Son ombre dessinait, sur le store, chacun de ses mouvements.

Quelle silhouette ! J’en fus tout ébaubis.

Et amusé.

Alors, je me mis à bouger comme elle, à suivre ses ondulations…

Je devais être en phase puisque l’autre, celle qui habite chez moi, a cru que c’était mon ombre à moi qui se reflétait sur le store japonais. Il faudra que je pense à lui parler de la lumière et des chemins qu’elle emprunte, il faudra que je lui apprenne un truc ou deux.

La belle m’a enfin remarqué ! Et il m’a semblé que son ombre me souriait…

Depuis, j’en suis craquadingue, mais elle me fait tourner en bourrique.

Elle s’approche, puis s’éloigne, se donne des airs de Madone, ou des airs de canaille, tandis que moi je l’appelle. Tendrement je l’appelle….

Plusieurs fois déjà je l’ai invitée chez moi, j’ai mon entrée privée, mais elle fait semblant de ne pas comprendre….

J’avoue que ça me gêne qu’elle traine ainsi la rue, ça ne fait pas très sérieux. Mais ça me laisse le loisir de l’observer par la vitre, quand je demande à ma servante de m’ouvrir le store, voire la fenêtre, si le temps le permet…

Elle a beau faire sa pimbêche, je sais qu’elle en pince pour moi. Sinon pourquoi roderait-elle si souvent par là ?

Et moi, je suis fou d’amour, j’ai retrouvé le cœur de ma jeunesse, ça palpite fort dans mon caisson, je frétille, m’émoustille, et danse avec les papillons…

Je m’appelle Bingo,

Je suis un chat, un Royal de Gouttière,

J’ai douze ans, mais je suis encore vert,

Et j’aime, passionnément….

 

Black and White

Publicités

4 réflexions sur “Les affres de l’Amour…

  1. ici le ciel est bleu ; les oiseaux chantent et mettent mon cœur en branle ; l’amour qui règne en notre couple semble me donner des ailes ; et je rêve d’un jour partir avec elle, en des contrées sauvages où n’est le moindre chat ; et attendant je respire, l’ivresse douce, de la savoir toujours me revenir ; et si toutefois je dois partir : tout me sera gracieusement offert en mille souvenirs.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s