Tranches (de vie) napolitaines, 6è jour : Respirer l’art à pleins poumons…

L’Italie, c’est comme un musée à ciel ouvert, comme un Louvre géant qui vous ouvre les portes de l’Histoire, qui vous conte des histoires, vous fait prendre un bon bol d’Art à tout bout de champ et de rue. L’éventail artistique est si large qu’il recouvre toutes les périodes et ventile toutes les formes. De l’Antiquité au XXIè siècle, des peintures pariétales aux temples romains ou aux temples de la Haute Couture, de l’Ecole florentine aux salons du design, il suffit de baguenauder dans les rues et ruelles, en levant le nez en l’air, d’ouvrir grand les yeux, et de se laisser aller à pousser la porte d’une petite église, d’une galerie, ou d’un musée…

Je ne vous parlerai pas des Madones de Bellini ni des colonnes à feuilles d’acanthe de Pompéi, non, d’autres le font mieux que moi, des experts en art, ce que je ne suis pas. D’art, je ne suis qu’amateur, amacœur… J’aimerais plutôt vous dire mon étonnement devant une forme d’art tout à fait contemporaine, et souvent décriée, que j’ai eu le loisir d’observer à Naples en quantité et en fréquence peu banales. Certains hurleront au scandale, au vandalisme, comme d’autres criaient à l’impressionnisme autrefois, et c’était une insulte à l’époque. D’autres s’en amuseront avec bienveillance et curiosité. J’en suis. Y’a-t-il un nouveau Basquiat sous ces dessins-là ?

Sur les murs et portes des palais qui, autrefois, abritaient la noblesse, les soies et l’argenterie, aujourd’hui fleurissent tags et graffitis. Les rideaux de fer des magasins subissent le même sort. Partout se déclinent lettres et dessins, des grandes gueules ou des coups de gueule, on a des choses à dire, et on les dit… Cet art napolitain est trash, il est de son temps, d’un temps de chômage, de corruption, de trop plein de souffrance et de misère.

On aime, ou on n’aime pas, mais ça existe, c’est là, et il faut faire avec, il faut accepter ces nouvelles couleurs posées sur la ville, tenter de les apprivoiser, et de les comprendre. Bienvenue en ville…

Et l’on se souviendra que, en d’autres temps, les romains aussi « taguaient » leurs murs….

TN 6 FRESQUE ROMAINE

 

Vous pouvez écouter la version audio en cliquant ici.

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2 réflexions sur “Tranches (de vie) napolitaines, 6è jour : Respirer l’art à pleins poumons…

  1. Autre temps, autres formes d’expressions. Tant que nous pouvons encore exprimer nos colères, nos idées, notre identité, tout reste ouvert…
    J’aime beaucoup aussi tes photos :)

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    • Ta référence à mes photos me fait rondement plaisir. Je prends des photos tout le temps, enfin vraiment souvent (encore une série ce midi !). Elles n’ont pas de prétentions artistiques, mais l’envie de ‘figer l’instant’ sur une émotions, un ressenti… Quand elles sont bien reçues, j’en suis ravie. Alors merci. Prendre des photos, c’est une façon d’écrire, comme tu le fais aussi avec la peinture… :)

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