Tranches (de vie) Napolitaines, 4è jour : Napoli bella.

NAPOLI BELLA 1

Si, Napoli bella…

Je ne parle pas italien, alors je parle avec les mains et une approximation des racines latines dont je bidouille les terminaisons, je décline ça à ma façon… Et je souris, le sourire est un excellent vecteur de communication, pourvu qu’il soit sincère, et non pas de façade, pourvu qu’on sache ce qu’il y a derrière… Derrière les miens, c’est du bonheur, du bonheur à être là.

Alors, avec tout ça je me fais comprendre. Si si, j’y arrive. Je demande ‘miousé arkéologica’ à une dame accompagnée d’une jeune femme, sa fille peut-être, et d’un petit garçon de quatre ou cinq ans, son petit-fils ? La dame commence à m’expliquer, les mots des mains, les mains et les mots, puis me fait finalement signe de les suivre. Je suis ravie de leur emboiter le pas, et chemin faisant, je tente de micro échanges. « Oh, caldo ! », il fait si chaud. Elle acquiesce. ‘Caldo, si !’. Elle poursuit : « Inglese » ? « No, Francese, France » Sa réponse prit la forme d’un grand sourire suivi d’un ‘Napoli bella ». Je confirme, « Napoli bella, si ».

 

NAPOLI BELLA 2

Pour sur, Naples est une belle ville. Elle est comme une vieille princesse dont les bijoux seraient ternis et qui aurait besoin d’un bon ravalement de façade pour retrouver une partie de sa jeunesse et de son éclat… Ici se côtoient le beau et le sale, les vieux palais et la décrépitude, la force des colonnes de marbre et l’outrage du temps ; le crasse et la crasse ; dieu et les poubelles, les déchets dans la rue, ceux qu’on jette par la fenêtre ; les odeurs d’urine chauffée par le soleil, les graffiti et le linge aux fenêtres ; les voix haut perchées qui couvrent les sons de la télévision, la piété et la Camorra… Ville de contrastes qui grouille de vie dans le temps qui s’étire, chauffé à blanc par un soleil de plomb… Ville qui laisse des empreintes… Napoli bella, si.

 

Napoli bella 3

 

Et pour écouter la version audio de ce texte, vous pouvez cliquer ici

 

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6 réflexions sur “Tranches (de vie) Napolitaines, 4è jour : Napoli bella.

    • Le moche et le beau, c’est une question de regard, je crois qu’il y a du beau presque partout. Parfois il faut soulever la couche de crasse pour voir le joyau briller…
      Moi j’aime bien que tu sois là, Brigitte, et je t’en remercie… :)

      J'aime

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